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Plus de 8 500 migrants morts sur les routes de l’exil en 2023, un record
#migrants #exiles
Article mis en ligne le 9 mars 2024
dernière modification le 7 mars 2024

(...) Un record dramatique. Au moins 8 565 migrants sont morts en 2023 à travers le monde sur les routes de l’exil. Soit une "augmentation tragique" de 20% par rapport à 2022, "ce qui souligne le besoin urgent d’agir pour éviter de nouvelles pertes de vies humaines", exhorte l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un communiqué publié mercredi 6 mars.

(...) Ce chiffre est le plus meurtrier recensé par l’ONU depuis le lancement en 2014 de Missing Migrants Project, une base de données publique qui recense les migrants morts et disparus. Le précédent record date de 2016, lorsque 8 084 migrants étaient décédés.

Un peu plus de la moitié des décès l’année dernière sont dus à des noyades, 9% à des accidents de voiture et 7% à des actes de violence. (...)

La Méditerranée, route la plus meurtrière

Parmi les facteurs à l’origine de ces drames figure le manque de "voies migratoires sûres et légales". Pour les migrants originaires du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne désireux de se rendre en Europe par exemple, obtenir un visa est très difficile, voire impossible. Beaucoup s’engagent donc sur des routes migratoires dangereuses, dans le désert ou en mer (...)

Au niveau régional, un nombre sans précédent de décès de migrants a été recensé en Afrique (1 866) et en Asie (2 138). "En Afrique, la plupart de ces décès se sont produits dans le désert du Sahara et sur la route maritime menant aux îles Canaries", note l’OIM. (...)

En Asie aussi, "des centaines de décès de réfugiés afghans et rohingyas fuyant leur pays d’origine ont été enregistrés l’année dernière", indique l’organisation.

Deux ans après la chute de Kaboul et la prise de pouvoir des Taliban, de nombreux Afghans continuent de s’engager sur les routes périlleuses qui mènent à l’Europe. Des centaines de milliers d’entre eux ont également fui au Pakistan voisin. Plus de 500 000 ont finalement été contraints de rentrer chez eux en septembre 2023, après l’ultimatum fixé par Islamabad, rendant les exilés d’autant plus vulnérables.En Asie aussi, "des centaines de décès de réfugiés afghans et rohingyas fuyant leur pays d’origine ont été enregistrés l’année dernière", indique l’organisation. (...)

Le bilan de l’OIM, déjà terrible, pourrait cependant être beaucoup plus élevé et impossible à établir avec exactitude. Car les exilés sont forcés d’emprunter des routes parfois très isolées pour échapper aux autorités et la collecte de données fiables est d’autant plus difficile. (...)

L’institution appelle les gouvernements et la communauté internationale "à continuer de travailler ensemble pour prévenir de nouvelles pertes de vies humaines et défendre la dignité et les droits de tous les individus".