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Paris : un migrant tué au Canal Saint-Martin par un autre exilé
#migrants #exilés #immigration
Article mis en ligne le 5 avril 2024
dernière modification le 4 avril 2024

Un migrant originaire d’Afrique de l’Ouest est soupçonné d’avoir, dimanche matin sur le canal Saint-Martin à Paris, battu à mort un autre exilé. L’homme connu pour des faits de violences a reconnu les faits. Il était sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et connu pour consommer du crack, selon les informations du Parisien.

(...) Selon les informations du Parisien, le suspect dit être né en Côte d’Ivoire. Il vivait, tout comme la victime, dans les tentes installées sur le quai de Valmy, dans l’Est de la capitale. Selon les premiers éléments de l’enquête, une rixe a éclaté entre les deux hommes qui sont tombés dans le canal. L’agresseur "a reconnu les faits et l’intention d’homicide" lors de sa garde à vue au 2e district de la police judiciaire (2e DPJ).

Une fois remonté sur le quai, il aurait donné des coups de bâton à la victime alors qu’elle était encore dans l’eau et qu’elle tentait elle aussi de regagner la terre ferme. (...)

Toujours selon le Parisien, le meurtrier présumé était connu pour consommer du crack et pour des faits de violence. "Cet homme vit seul, dans une extrême précarité et souffre de problèmes de santé. C’est pour ces raisons qu’il est aujourd’hui dans cette situation", a plaidé son avocate citée par le journal.

"Les faits sont graves, a précisé le procureur dans ses réquisitions devant le juge des libertés et de la détention. Cet homme prend de la drogue, il est sans domicile et fait l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français".

Depuis plusieurs années, les associations s’inquiètent de la recrudescence de la consommation de drogue dure, comme le crack, chez des migrants dormant dans des camps dans la capitale. Ils craignent que les nouveaux arrivants, fragilisés par leurs parcours migratoire, et épuisés psychologiquement, deviennent à leur tour toxicomanes. (...)

Les associations rappellent que les dealers offrent généralement aux jeunes immigrés quelques doses de crack pour les rendre dépendants et ainsi gagner de nouveaux clients.