Les transferts de migrants de l’enclave espagnole vers la péninsule s’accélèrent. Mardi 17 février, 123 exilés ont quitté l’enclave de Ceuta pour rejoindre d’autres régions espagnoles. Les autorités tentent ainsi de désengorger le seul centre d’accueil (CETI) pour adultes de la ville autonome enclavée sur le sol marocain.
Environ 1 000 personnes s’entassent actuellement dans la structure, d’une capacité initiale de 512 places. Pour héberger l’ensemble de ces nouveaux arrivants, la ville a mis à disposition des gymnases et la municipalité loge quelque 200 migrants dans le garage du CETI, mais ces lieux ne répondent pas aux normes de sécurité.
"Conditions d’hygiène inacceptables" (...)
. "La surpopulation est énorme, avec les risques que cela comporte : épidémies de gale, propagation de maladies… c’est totalement inacceptable. Les personnes doivent être traitées avec dignité, et cela ne signifie pas les entasser dans un garage comme de simples boîtes", déclare au média Infobae, Elisabeth Muñoz, porte-parole de SATSE Ceuta.
Les infirmières refusent de prodiguer des soins dans le garage, "faute de matériel et de ressources disponibles pour répondre à une urgence ou à tout type d’intervention", insiste le SATSE dans son communiqué.
L’organisation dénonce aussi le manque de personnel médical (...)
Le 11 février, le Secrétariat général des commissions des travailleurs (CCOO) de Ceuta a, à son tour, tiré la sonnette d’alarme. Le syndicat estime dans un communiqué que "le maintien de personnes dans ces espaces constitue une dégradation des normes fondamentales qui devraient régir un centre d’hébergement", tout en alertant sur les conditions de travail "extrêmement difficiles" du personnel du CETI - qui comprend notamment des travailleurs de la santé, du personnel soignant, des agents de sécurité privés, des services de cuisine et de restauration, des traducteurs, des services d’entretien et juridiques.
Le centre pour mineurs est également saturé (...)