Le navire humanitaire de SOS Méditerranée a procédé mercredi au sauvetage de 25 migrants qui se trouvaient à bord d’un canot pneumatique à la dérive depuis une semaine. Selon les survivants, au moins 60 personnes sont décédées pendant la traversée et leurs corps mis à l’eau.
(...) L’embarcation était partie de Zawiya, en Libye. "Le moteur a cessé de fonctionner au bout de trois jours de trajet ; ils ont donc dérivé pendant plusieurs jours sans eau ni nourriture". (...)
Un plan de secours médical massif a dû être mis en place pour prendre en charge les rescapés qui "se trouvaient dans un état physique et mental extrêmement précaire", poursuit l’ONG. Deux personnes ont été transférées par hélicoptère en Sicile.
L’OIM s’est déclarée "profondément troublée".
Quelques heures plus tard, une nouvelle opération de secours a eu lieu. Cette fois-ci, 113 personnes ont été sorties de l’eau par l’Ocean Viking, dont deux enfants.
Plus de 200 morts en mer depuis janvier (...)
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– (France 24)
SOS Mediterranée recueille 135 nouveaux migrants en mer
Le navire-ambulance de SOS Méditerranée a secouru jeudi soir 135 nouveaux migrants à bord d’une "embarcation surchargée", a annoncé vendredi l’ONG, au lendemain de l’annonce de la disparition en mer d’une soixantaine de personnes qui tentaient la traversée de la Méditerranée. (...)
Ce sont donc 359 rescapés qui se trouvent à bord du navire de SOS Méditerranée, qui fait actuellement route vers le port d’Ancône, sur la côte adriatique italienne, à près de 1.500 kilomètres des lieux des sauvetages, désigné "lieu sûr de débarquement" par les autorité italiennes.
"Un temps de navigation aussi long ne devrait pas être imposé aux personnes secourues en mer", a une nouvelle fois protesté vendredi l’ONG.
L’Italie, en première ligne face aux traversées de migrants cherchant à rejoindre l’Europe, désigne très souvent des ports de débarquement très éloignés des lieux de sauvetage, allongeant les délais de navigation, dénoncent les ONG.
"Il y a beaucoup de traversées et on entrave les navires de secours. Il n’y a plus aucun moyen étatique de secours en mer Méditerranée. Et la conséquence directe de cette situation, ce sont des milliers de morts chaque année, des morts évitables", a déploré jeudi soir auprès de l’AFP la directrice générale de SOS Méditerranée Sophie Beau. (...)