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Némésis : la dissolution nécessaire que personne ne mentionne
#Nemesis #QuentinDeranque #extremedroite #antifascisme
Article mis en ligne le 21 février 2026
dernière modification le 20 février 2026

À la suite de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, de nombreuses personnalités d’extrême droite groupusculaire et institutionnelle ont pointé la prétendue responsabilité de la France insoumise concernant ces événements et ont demandé la dissolution du parti politique de gauche. Si de nouvelles images de l’affrontement entre militants fascistes et antifascistes publiées par Contre Attaque ou Le Canard enchaîné ont mis en difficulté la version initiale des événements par les groupes d’extrême droite, au niveau politique et médiatique à gauche, une exigence manque. Celle de la dissolution du collectif Némésis.

Créé en 2019, ce collectif féministe fasciste s’est fait connaître grâce à une méthodologie assez simple et bien rodée : s’infiltrer dans des événements ou manifestations de gauche, accompagnées de journalistes d’extrême droite ou d’un service de sécurité informel ou privé afin d’obtenir des images d’agressivité envers elles, dans le but de se rendre ensuite sur les plateaux bolloréens pour décrier la « violence de l’extrême gauche ». Un processus semblable à celui du média Frontières.

(...) Des images qui nous sont parvenues du drame survenu à Lyon, on peut voir les militants fascistes initier l’action violente cagoulés, armés de gants coqués, de béquilles et de lacrymogènes. Cette rixe se termine alors par la mort de Quentin, lequel, comme l’affirme Alice Cordier, aurait été directement appelé par son collectif pour venir sur les lieux de l’événement. Cette déclaration l’oblige. Dès lors, la responsabilité du collectif Némésis est gravement engagée. Pour cette raison, il convient à la fois de demander la dissolution de cette organisation fasciste et raciste mais aussi des poursuites pénales à leur encontre. (...)

Depuis la médiatisation de la mort de Quentin, de nombreux actes de violence sont à recenser : appels à venger le meurtre par la violence, permanences ou domiciles de membres de la France insoumise saccagées, militant.e.s antifascistes frappés, menacé.e.s et doxé.e.s, manifestations illégales par des milices fascistes qui se clôturent de saluts nazis, appel du chroniqueur de CNews Radouan Kourak à « tabasser » et « mettre hors de nuire » les militants antifascistes ou encore celui de Jean Messiah à « exterminer » et « éradiquer » les antifas. (...)

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À Lyon, le groupe d’une vingtaine d’hommes venu agresser des militants antifascistes en marge du meeting de Rima Hassan sont tous des néonazis convaincus, dangereux et entraînés. Comme l’ont montré nos enquêtes et les vidéos qui viennent enfin d’être diffusées dans les grands médias, ils avaient préparés une embuscade, et étaient armés de torche, de béquille, gazeuses, parapluie et casques de moto. Ces suprémacistes attaquent les rassemblements de gauche et les minorités pour tuer ou mutiler. À l’aide de sources locales, nous avons réussi à mettre un nom sur des agresseurs, au moins trois individus bien connus à Lyon et ailleurs pour multiplier les exactions et les violences. On fait le point. (...)