Un corridor humanitaire a été acté entre Rome et Tripoli pour assurer l’évacuation de 1 500 personnes de la Libye vers l’Italie. Les transferts, qui s’étaleront sur trois ans, visent en priorité les femmes, enfants et personnes vulnérables.
L’ouverture de ce corridor humanitaire engage la coopération des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères des deux pays, du HCR, mais aussi des organisations civiles comme l’ONG Arci, et religieuses comme la Communauté de Sant’Egidio et la Fédération des Églises évangéliques.
Priorité aux enfants, femmes, personnes malades ou victimes de violences (...)
Quels profils seront prioritaires ? En premier lieu, "des enfants, des femmes victimes de trafic, des personnes qui ont survécu à la violence et à la torture et des personnes dans des conditions de santé graves", qui seront identifiées par les différents acteurs engagés dans le protocole. (...)
La majorité, soit 900 personnes, sera quant à elle prise en charge par des associations "selon le modèle du corridor humanitaire et réparties sur tout le territoire national" souligne le communiqué. Des quotas ont déjà été déterminés par le protocole : la communauté de Sant’Egidio accueillera 400 exilés, l’Arci 300 et la Fédération des Églises évangéliques, 200.
Près de 1 400 évacués depuis 2017 : des voies de sortie encore "lentes et restrictives" (...)
Un mécanisme encore largement insuffisant, selon Médecins sans frontières. Dans un rapport publié en juin 2022, intitulé "Out of Libya", l’ONG soulignait que "les rares voies de sortie légale vers des pays sûrs mises en place par le HCR et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) sont très lentes et restrictives. (...) L’accès à ce service est quasiment inexistant en dehors de Tripoli et dans les centres de détention et le nombre de places dans les pays de destination est très limité".