La cheffe adjointe des droits de l’homme de l’ONU s’est inquiétée de la résurgence de plateformes et d’organisations qui « promeuvent ouvertement la haine raciale, la xénophobie et les doctrines de supériorité raciale ».
Rendant hommage aux victimes du racisme, de la ségrégation et de l’apartheid, la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme a décrit les nouveaux visages d’une discrimination raciale désormais imbriquée à d’autres formes d’exclusion. Elle touche de plein fouet les personnes d’origine africaine et asiatique, les peuples autochtones, les Roms, les minorités, ainsi que les migrants, demandeurs d’asile et réfugiés — parmi beaucoup d’autres.
Des conflits à caractère ethnique et identitaire
« Les conflits à caractère ethnique et identitaire conduisant à des crimes atroces sont aujourd’hui en augmentation », a affirmé Mme Al-Nashif.
Voilà pourquoi, « cet anniversaire important nous rappelle la responsabilité collective qui nous incombe d’honorer leur héritage en redoublant d’efforts pour éliminer la discrimination raciale sous toutes ses formes et manifestations ».
Il y a soixante ans, alors qu’elle avait moins de dix ans d’existence, l’Organisation des Nations Unies a donné effet à l’une des promesses centrales de sa création - éliminer la discrimination raciale - en élaborant avec audace un traité juridiquement contraignant.
La Convention a non seulement répondu à cet impératif, mais elle a également marqué, en tant que premier des « traités fondamentaux relatifs aux droits de l’homme », une étape importante dans le développement du droit international des droits de l’homme.
Une façon de rappeler que la Convention était révolutionnaire pour l’époque, non seulement en raison des normes qu’elle établissait, mais aussi en raison du mécanisme que les États ont volontairement accepté pour contrôler leur propre mise en œuvre. (...)
Assimilation forcée et discrimination systématique (...)
Des vies écourtées dès la naissance (...)
« Le racisme et la discrimination ne sont pas des abstractions », a fait valoir Mme McDougall. « Ce sont des blessures infligées à l’âme d’une nation et de l’humanité. Nommer cela à haute voix, ce n’est pas attiser la colère pour le plaisir, mais insister sur la vérité, comme première étape vers la réparation », a conclu la Vice-Présidente du Comité.