Les femmes qui dénoncent les agissements de certains enseignants font face à un mur. Dans un secteur plein de « good vibes », c’est l’omerta qui s’épanouit.
Dans ce nouvel épisode, Blandine1, qui a raconté aux Jours avoir été victime d’une agression sexuelle de la part de Luc Carimalo, son enseignant de yoga au sein de l’Association rennaise d’ashtanga yoga (Aray), dénonce le silence imposé aux pratiquantes qui alertent les studios. Le professeur lui aurait mis « une tape » sur les fesses (lire l’épisode 1, « Agressions sexuelles et emprise psychologique dans le yoga : des femmes témoignent »).
Six autres femmes ont témoigné avoir vu leurs postures corrigées de manière inappropriée par ce même homme, dont l’une à la lecture du premier épisode. Or, selon Blandine, l’association bretonne était informée de ces comportements répétés. « J’en ai parlé aux membres du conseil. Ceux qui étaient dans le berceau de l’association connaissaient ces ajustements. Ils m’ont fait comprendre que “c’était comme ça dans l’ashtanga” et que lui était “très tactile” » (...)