La violence débridée de la police de l’immigration de Donald Trump suscite de vives critiques de la gauche française, qui fait le rapprochement avec les réformes visant à étendre l’immunité de la police en France. Il était temps.
Une police qui tue, des opposant·es assimilé·es à des terroristes et une gauche qui peine à s’organiser et à peser dans le débat : de Paris à Minneapolis (Minnesota), l’offensive réactionnaire comme la paralysie politique qui règne en face sont partagées. (...)
l’intransigeance soudaine de certains des dirigeant·es de la gauche française tranche avec l’attitude qu’ils et elles ont parfois adoptée au sujet des violences policières en France. (...)
Le Parti socialiste (PS) refuse par exemple depuis longtemps l’emploi de l’expression « violences policières ». (...)
Interrogé·es par Mediapart, les représentant·es de la gauche hors LFI épargnent en effet toutes et tous les démocrates états-unien·nes. Mais ils et elles font aussi le rapprochement, sans pudeur, avec la dérive des politiques de maintien de l’ordre en France. (...)
On se souvient aussi de Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur, mobilisant 4 000 membres des forces de l’ordre pour mener des contrôles dans les gares et les bus à la recherche de « clandestins », en juin 2025. (...)
Pourtant, côté socialistes, les mots employés restent encore très nuancés. (...)
Plus ferme sur le sujet des violences policières, LFI va donc plus loin dans le niveau d’alerte. (...)
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, la gauche française se saisit donc du contexte pour politiser ce scrutin et mobiliser son électorat. (...)
Le sénateur communiste Ian Brossat a interpellé, mercredi 28 janvier, le gouvernement après qu’une enquête de France 2 a révélé que la branche états-unienne du groupe français Capgemini aidait l’ICE à identifier et localiser des étrangers et étrangères. (...) (...) (...)