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Tunisie : plus de 20 000 migrants interceptés en mer pendant les quatre premiers mois de l’année
#Tunisie #racisme #migrants #immigration #expulsions
Article mis en ligne le 16 mai 2024
dernière modification le 13 mai 2024

Selon la Garde nationale tunisienne, 21 545 exilés ont été arrêtés en mer sur les quatre premiers mois de cette année, contre 17 576 sur la même période en 2023. Le climat reste délétère en Tunisie pour les Noirs qui y survivent : beaucoup sont chassés des villes, arrêtés de manière arbitraire et parfois, abandonnés dans le désert aux frontières libyenne et algérienne.

Les interceptions de migrants au large de la Tunisie ont augmenté de 22,5% de janvier à avril par rapport à la même période en 2023, a annoncé la Garde nationale tunisienne. Au total, les garde-côtes ont "intercepté" 21 545 personnes sur les quatre premiers mois de cette année, contre 17 576 sur la même période l’an dernier, pour un nombre d’opérations équivalent (751 contre 756), selon un communiqué officiel.

Dans le même temps, les autorités ont affirmé avoir repêché 291 corps de victimes de naufrage, en majorité des "étrangers" [des ressortissants d’Afrique subsaharienne, ndlr] depuis le début de l’année, contre 572 sur la même période de 2023 en triplant presque son nombre d’opérations (1 967 contre 686). (...)

Les interceptions de migrants au large de la Tunisie ont augmenté de 22,5% de janvier à avril par rapport à la même période en 2023, a annoncé la Garde nationale tunisienne. Au total, les garde-côtes ont "intercepté" 21 545 personnes sur les quatre premiers mois de cette année, contre 17 576 sur la même période l’an dernier, pour un nombre d’opérations équivalent (751 contre 756), selon un communiqué officiel.

Dans le même temps, les autorités ont affirmé avoir repêché 291 corps de victimes de naufrage, en majorité des "étrangers" [des ressortissants d’Afrique subsaharienne, ndlr] depuis le début de l’année, contre 572 sur la même période de 2023 en triplant presque son nombre d’opérations (1 967 contre 686). (...)

La région de Sfax, deuxième ville du pays située au centre-est de la Tunisie, est restée l’épicentre des campements de migrants désireux de rejoindre l’Europe via l’île de Lampedusa - distante de 150 km environ. Environ 20 000 personnes y survivent actuellement, dans des conditions plus que précaires, au milieu de champs d’oliviers, parfois sans eau potable. (...)

Et la situation de ces Noirs ne cesse de se dégrader. Depuis plusieurs mois, la rédaction d’InfoMigrants est en contact avec des exilés dénonçant la destruction de leurs campements, des arrestations arbitraires, des comportements violents en mer, et des envois dans le désert (libyen ou algérien) où les migrants sont abandonnés sans eau ni nourriture.
"Tout le monde est arrêté"

"Il y a beaucoup d’arrestations à Sousse [centre de la Tunisie, ndlr] et Sfax. Les gens sont interpellés dans les appartements, dans la rue, dans les gares... D’habitude, les femmes et les enfants sont peu visés, mais ces derniers jours, tout le monde est arrêté", confie Salif*, un Guinéen de Sfax terrifié à l’idée d’être envoyé dans le désert.

Dans ce climat d’hostilité, la capitale n’est pas épargnée. (...)