
Reporters sans frontières (RSF) publie aujourd’hui son « bilan 2024 des journalistes tués, détenus, otages et disparus dans le monde ». Le constat est amer : « Le nombre de journalistes tués en zone de conflit est le plus important de ces cinq dernières années. » Et c’est Gaza, où Israël impose « un black-out médiatique et l’interdiction d’accès au territoire pour les journalistes étrangers » et « où l’ampleur de la tragédie dépasse l’entendement », qui « est devenue » en 2024 « la région la plus dangereuse au monde pour les journalistes, où le journalisme même est menacé de disparition ».
Hécatombe sans précédent
Plus précisément, constate RSF - qui ajoute que cela représente « un tiers de l’ensemble des journalistes » assassinés « dans le monde » depuis un an -, « plus de 155 journalistes ont été tués par l’armée israélienne depuis octobre 2023 à Gaza et au Liban ». Une « hécatombe sans précédent ».
Pour « au moins 40 d’entre eux », l’ONG dispose « de suffisamment d’éléments » indiquant qu’ils ont été « pris pour cible en raison de leur qualité de journaliste ». (...)
Israël est aussi devenue, avec la systématisation de la détention administrative, la « troisième prison du monde pour les journalistes » - où croupissent 41 journalistes palestiniens (...)
Reporters sans frontières a « déposé quatre plaintes auprès de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre commis par l’armée israélienne », car « la protection des journalistes de Gaza et du Liban commence par la lutte contre l’impunité » de leurs bourreaux.