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La Belgique veut encourager le retour des Syriens dans leur pays en augmentant l’aide à la réintégration
#Belgique #migrants #refugies #immigration #asile
Article mis en ligne le 26 janvier 2026
dernière modification le 23 janvier 2026

La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a annoncé jeudi que le pays allait augmenter l’aide à la réintégration des Syriens acceptant de retourner chez eux, en leur proposant jusqu’à 5 000 euros. Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad fin 2024, les États européens ont multiplié les mesures pour accélérer l’expulsion des Syriens dans leur pays.

Ce financement, en partie soutenu par l’Union européenne (UE), correspond à une aide au logement, à la formation, aux soins médicaux et au démarrage d’une activité économique. (...)

Plus les Syriens demandent rapidement à bénéficier de ce soutien, plus le montant sera élevé, indique l’agence de presse Belga. S’ils sont engagés dans une procédure d’asile et choisissent le "retour volontaire", ils pourront compter sur une aide à la réintégration de 5 000 euros. Les personnes qui restent plus longtemps dans la procédure verront cette aide diminuer. Et ceux en situation irrégulière en Belgique qui souhaitent rentrer peuvent obtenir 3 000 euros.

"C’est dans leur intérêt, mais cela représente également une économie importante pour notre pays par rapport à l’accueil de ces demandeurs d’asile dans un centre d’accueil", a expliqué la ministre de l’Asile et de la Migration. "Cette aide est unique et est, dans la mesure du possible, assortie d’une interdiction d’entrée sur le territoire, afin d’éviter les ’portes tournantes’ qui permettraient à certaines personnes d’abuser du système", a-t-elle ajouté.

Saturation du réseau d’accueil belge (...)

Dorénavant, les personnes ayant reçu une réponse positive à une demande de protection antérieure dans un autre pays de l’UE n’ont plus droit à l’enregistrement et à l’hébergement à leur arrivée en Belgique, dans les centres Fedasil ou Croix-Rouge qui accueillent souvent ces primo-arrivants. Concrètement, elles sont considérées comme irrégulières sur le territoire, et donc potentiellement ciblées par des obligations de quitter le territoire.

Fin 2025, 3 200 réfugiés statutaires ayant obtenu la protection dans un autre pays de l’UE étaient pris en charge dans le réseau de Fedasil, sur un total d’environ 35 000 places, selon les données de l’agence.

Expulsions de Syriens depuis l’Allemagne et l’Autriche (...)