ICE, la milice anti-migrants de Trump, est à nouveau au centre de l’actualité depuis l’assassinat de Renee Good à Minneapolis. De nombreuses entreprises profitent à plein de l’expansion du budget et des activités de cette agence, dont un groupe du CAC 40 : Capgemini.
Si la création de l’ICE date de l’administration Bush, dans la foulée des attentats du 11 septembre, elle a vu son budget exploser sous la nouvelle administration. La « One Big, Beautiful Bill » de Trump a fléché environ 170 milliards de dollars pour les opérations anti-migrants, dont plusieurs dizaines de milliards pour l’ICE, qui apparaît désormais comme l’agence la mieux financée de toute l’histoire des États-Unis. D’un peu plus de 9 milliards de dollars en 2025, son budget annuel devrait passer à 11 milliards en 2026.
Cette manne profite à de nombreuses entreprises qui fournissent l’ICE en biens et services divers, allant des armes et équipements de protection aux services numériques en passant par la détention et le transport des victimes de l’agence.
« Recherche de personnes »
Parmi ces entreprises, un nom retient l’attention, puisque c’est celui d’un champion français des services, pilier de la Bourse de Paris qui figure dans l’indice CAC 40 depuis 1988 : Capgemini. Une des filiales américaines du groupe, Capgemini Government Solutions, s’est vu attribuer il y a quelques semaines par l’ICE un nouveau contrat de 4,8 millions de dollars. Son objet est sans ambiguïté : « obtenir des services de recherches de personnes (skip tracing) pour les opérations de coercition et de déportation ».
Selon les bases de données gouvernementales, Capgemini est un partenaire historique de l’ICE, avec des contrats depuis au moins 2007, (...)
L’entreprise française n’est certes pas la seule à se mettre au service de l’ICE (...)