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Traversées de la Manche : Londres et Paris prolongent de deux mois seulement leur accord pour sécuriser la frontière
#RoyaumeUni #France #Manche #migrants #immigration
Article mis en ligne le 8 avril 2026
dernière modification le 2 avril 2026

Londres et Paris ont prolongé mardi de deux mois seulement leur accord de coopération pour lutter contre les traversées illégales de la Manche. Un deal précaire puisque les deux pays ne sont pas parvenus à conclure un accord permanent. Le Royaume-Uni exige de la France plus d’interventions en mer pour empêcher les traversées de la Manche. Paris refuse.

"Nous voulons en avoir plus pour notre argent"

Depuis des mois, les deux gouvernements négocient une nouvelle prolongation, mais sont en désaccord. Le point d’achoppement principal ? Augmenter le nombre d’interventions des autorités françaises en mer pour intercepter les "small boats". Selon plusieurs médias britanniques, Londres souhaite ainsi conditionner le versement d’une contribution financière à un objectif d’interceptions supérieur à celui constaté actuellement.

Mais la France s’y oppose, mettant en avant le droit international de la mer qui interdit les interventions en mer - et donne la priorité aux seules opérations de secours. "Paris craint que les exigences britanniques ne mettent davantage en danger la vie des demandeurs d’asile et des agents français", résume le Guardian.

"Nous ne voulons pas d’une recrudescence des traversées de migrants pendant que les négociations se poursuivent. Nous souhaitons une augmentation significative du nombre d’agents chargés de l’application de la loi sur les plages françaises", a ainsi déclaré un porte-parole du Home Office. "Nous voulons en avoir plus pour notre argent". (...)

500 millions d’euros versés à la France depuis 2023

Cette négociation franco-britannique s’inscrit dans le traité de Sandhurst, signé en 2018 entre Londres et Paris. Ce traité prévoit que le Royaume-Uni finance une partie des actions menées par la France pour sécuriser les plages françaises, car c’est sur le sol français que se situe la frontière franco-britannique. C’est donc sur ses côtes que se déroulent les contrôles des personnes en partance pour le Royaume-Uni.

Ce partenariat avait déjà été prolongé de trois ans en 2023, et devait expirer ce mardi 31 mars à minuit. (...)