Du 1er janvier au 31 mars 2026, les arrivées de migrants dans l’archipel espagnol des Canaries ont chuté de 82 %, par rapport à la même période de 2025. Cette baisse s’explique par la signature de plusieurs accords entre l’Espagne et les pays d’Afrique de l’ouest ces dernières années pour intercepter davantage d’exilés en route vers l’archipel espagnol. Mais les flux migratoires semblent s’être déplacés : les arrivées aux Baléares et dans l’enclave de Ceuta augmentent fortement.
(...) Les arrivées à Ceuta dépassent même celles recensées aux Canaries cette année, faisant de l’enclave la première porte d’entrée des migrants en Espagne en 2026.
"Et ces chiffres ne prennent pas en compte les personnes empêchées de passer. Mais tous les jours, des migrants tentent d’entrer à Ceuta par la terre ou par la mer", avait précisé le représentant syndical, réclamant des moyens supplémentaires de Madrid pour faire face à cet afflux.
Les Baléares débordées
Une autre région espagnole fait face à des arrivées record. Depuis le 1er janvier, les Baléares ont vu débarquer 1 179 exilés, contre 954 l’an dernier à la même période. Soit une augmentation de 23 %.
Et ce alors que l’année dernière déjà, les arrivées de migrants aux Baléares étaient en augmentation de 27 % par rapport à 2024 (...)
Cette route qui relie l’Algérie à l’archipel espagnol situé au large de l’Andalousie, n’est pas nouvelle, mais le profil des migrants a changé. Avant, la grande majorité des exilés arrivés aux Baléares venaient d’Algérie. Désormais, de plus en plus de Subsahariens prennent place dans les embarcations. (...)