Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Migreurop
Les États du Maghreb et de l’Union européenne coupables de violations systématiques du droit international et de crimes contre l’humanité
#migrants #immigration #droitInternational #UE #Maghreb #TPP
Article mis en ligne le 9 avril 2026
dernière modification le 8 avril 2026

Mardi 31 mars 2026 à Rabat, le jury de la 56e session du Tribunal Permanent des Peuples (TPP) a rendu son jugement définitif, en reconnaissant les États du Maghreb (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie), l’Union européenne et plusieurs de ses États membres coupables de violations systématiques et systémiques des règles impératives du droit international et de crime contre l’humanité.

Cette 56e session portait sur "la violation des droits humains des personnes migrantes par les États du Maghreb, l’Union européenne et plusieurs de ses États membres", à la suite d’une demande émanant de 54 organisations représentées par le Forum Social Maghrébin, le Forum Tunisien des Droits Économiques et Sociaux (FTDES) et le Forum des Alternatives Marocaines (FMAS). Elle fait suite au travail réalisé dans le cadre de la 45e session du Tribunal Permanent des Peuples (2017-2020) portant sur les violations des droits des personnes migrantes en Europe.

Durant les audiences publiques, qui se sont tenues à Palerme dans le cadre du festival Sabir du 23 au 25 octobre 2025, avocat·e·s, expert·e·s, témoins, et victimes, se sont succédé·e·s pour présenter des éléments de preuve qui ont été examinés par le Tribunal (retrouvez ici les captations vidéos des trois jours d’audience en octobre 2025). Le jugement prononcé le mardi 31 mars est une avancée symbolique qui permet la reconnaissance, par une juridiction citoyenne, des crimes perpétués contre les personnes migrantes.

Le tribunal appelle à ce que ces violations extrêmement graves des droits fondamentaux soient examinées par les autorités judiciaires nationales et internationales, en soulignant que le droit international et les législations nationales constituent un ensemble solide de textes protégeant les droits des migrant·e·s, le problème étant que "les droits reconnus en théorie sont violés quotidiennement dans la pratique (...)