En 2024, 8 938 personnes sont mortes sur les routes migratoires dans le monde, ce qui en fait l’année "la plus meurtrière jamais enregistrée", selon les chiffres de l’ONU. L’instance estime par ailleurs que le bilan réel est "probablement bien plus élevé" car de nombreux décès ne sont pas documentés.
En 2024, 8 938 personnes sont mortes sur les routes migratoires dans le monde, ce qui en fait l’année "la plus meurtrière jamais enregistrée", selon les chiffres de l’ONU. L’instance estime par ailleurs que le bilan réel est "probablement bien plus élevé" car de nombreux décès ne sont pas documentés.
C’est un chiffre record. En 2024, au moins 8 938 personnes sont mortes sur les routes migratoires dans le monde, selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). C’est la cinquième année consécutive que l’agence onusienne enregistre une hausse. (...)
Les 2 452 décès documentés en mer Méditerranée en 2024 ne constituent pas un record, d’après l’ONU. Mais cette route reste cependant la plus meurtrière au monde. Au cours de la dernière décennie, plus de 31 700 personnes y ont perdu la vie. (...)
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– (Migreurop)
7 mai 2019
L’OIM, une organisation au service des frontières… fermées.
l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) faisait connaître sa préoccupation au sujet des migrant·e·s détenu·e·s en Libye. Ce communiqué faisait office de « clarification », rendue nécessaire par la prise de position d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU. En visite en Libye, celui-ci s’était en effet déclaré « choqué » du sort des personnes migrantes et avait lancé « un appel à la communauté internationale pour le respect du droit international des réfugiés et la nécessité de traiter le problème de la migration d’une manière compatible […] avec les droits de l’Homme ».
Dans sa mise au point, l’OIM prend pourtant soin de n’incriminer aucun État, pas même cette « communauté internationale » qui avait clairement été pointée par António Guterres. Pour l’OIM, la détention des personnes que ses agents accueillent dans des « points de désembarquement » est certes « arbitraire », mais elle se borne à plaider pour des « solutions alternatives » à l’internement pratiqué par le gouvernement libyen. Le soutien donné à ce dernier par des États européens avides de trouver des partenaires prêts à mettre en oeuvre leurs politiques d’externalisation n’est pas même évoqué. L’OIM est en effet un maillon important des dispositifs de dissuasion et d’entrave de l’émigration prônés par ses principaux financeurs. Y oeuvrer sans états d’âme lui a permis d’occuper une place de plus en plus grande dans un système onusien où d’autres agences et instances sont un peu plus regardantes en matière de droits humains. (...)
Les données finales ne sont pas encore disponibles pour la région des Amériques, mais les données actuelles font état d’au moins 1 233 décès, dont des nombres record de 341 morts dans les Caraïbes et de 174 autres dans la jungle du Darien, située à cheval entre Panama et Colombie.
"La tragédie du nombre croissant de décès de migrants dans le monde est à la fois inacceptable et évitable. Derrière chaque chiffre se cache un être humain, quelqu’un pour qui la perte est dévastatrice", a déclaré dans un communiqué la directrice générale adjoint de l’OIM pour les opérations, Ugochi Daniels. (...)
"L’augmentation du nombre de décès dans de nombreuses régions du monde montre pourquoi nous avons besoin d’une réponse internationale et holistique pour empêcher d’autres pertes tragiques de vies humaines", a-t-elle insisté.
Dans le monde entier, les décès par noyade, les accidents de la route, le manque d’abris adéquats, de nourriture, d’eau et la violence sont restés les principales causes de décès des migrants.
Disparitions
L’OIM estime par ailleurs que "le nombre réel de décès et de disparitions de migrants est probablement bien plus élevé, car beaucoup n’ont pas été documentés en raison du manque de sources officielles". (...)