Selon l’association Utopia 56, un campement informel d’une centaine de mineurs a été démantelé mardi dans l’hyper centre de Paris. Le camp se trouve sur le trajet de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques 2024. Les militants s’étonnent qu’aucune mise à l’abri n’ait été proposée aux exilés.
(...) "Il y avait de nombreux forces de police, mais il n’y a eu aucun usage de la violence", détaille Nikolai Posner, porte-parole d’Utopia 56, joint par InfoMigrants. "Les forces de l’ordre ont demandé aux jeunes de se mettre à l’écart le temps de former un périmètre autour des tentes et de tout enlever".(...)
Fait inhabituel : aucune "mise à l’abri" n’a été proposée aux jeunes présents, soutient l’association. "Un autre campement a aussi été évacué hier matin, celui installé sous le pont Charles de Gaulle [à 3 km de là, ndlr] mais ce fut une ’opération classique’ avec des ’mises à l’abri’", explique Nikolai Posner.
En effet, "72 personnes ont été prises en charge", dont 46 "vers des structures d’accueil en région" et une vingtaine en Ile-de-France, ont confirmé dans un communiqué commun la préfecture de la région d’Ile-de-France et la préfecture de police (PP) de Paris.
Mais sous le pont au Change, affirme Utopia 56, aucune prise en charge : les jeunes ont été livrés à eux-mêmes. "C’est la deuxième fois que nous voyons ces ’non mises à l’abri’, c’est rare. (...)
C’est illégal. C’est une expulsion sèche. Or, une expulsion ne peut pas se dérouler n’importe comment".
Contactée par InfoMigrants, la préfecture de police n’a pas répondu à nos sollicitations.(...)