Le délai d’attente avant de recevoir une réponse à sa demande de protection internationale s’allonge à 13 mois en moyenne au Luxembourg. Un délai en hausse ces dernières années, qui va de pair avec une moindre protection des Syriens et des mesures restreignant l’accueil, bien que le Luxembourg figure encore parmi les pays les plus accueillants de l’UE au prorata de sa population.
En 2025, les autorités luxembourgeoises ont mis en moyenne plus de 13 mois pour délivrer ou refuser le statut de réfugié aux demandeurs d’asile. Ce temps d’attente augmente ces dernières années, alerte la presse luxembourgeoise, notamment les médias Virgule et Le Quotidien. En 2021 et 2022, cette moyenne plafonnait à 10 mois.
Surtout, le nombre de demandeurs d’asile ayant dû attendre le maximum théoriquement prévu par la loi luxembourgeoise, à savoir 21 mois, est en augmentation.
(...) Plusieurs dizaines de personnes se sont d’ailleurs rassemblées début février, à l’appel de l’organisation SoriiaLina, devant la Direction de l’immigration. (...)
La reprise au compte-goutte de l’examen des demandes syriennes (...)
Les Erythréens (environ 18%) puis les Syriens (environ 10%) constituent toujours les premières nationalités à demander l’asile au Luxembourg, selon les statistiques gouvernementales parues fin 2025.
Restrictions des mesures d’accueil (...)
Si le Luxembourg demeure l’un des pays européens qui accueille le plus de demandeurs de protection internationale au prorata de sa population, de plus en plus de mesures restreignent néanmoins leur accueil. (...)
Un projet de loi pour appliquer le Pacte européen et "réduire les délais procédures" (...) (...)
Objectif : "établir l’identité des personnes le plus rapidement possible, les soumettre à un contrôle de santé, de sécurité et de vulnérabilité et orienter ces personnes vers la procédure appropriée le plus vite possible", a résumé le ministre Léon Gloden.
La seule frontière extérieure au Luxembourg est l’aéroport Luxembourg-Findel, où s’appliquera ce "screening". Il pourra aussi être effectué, comme dans les autres États membres, sur le territoire en cas d’interpellations de ressortissants de pays tiers ne possédant pas sur eux de document valable.