Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
20 minutes
Affaire de Viry-Châtillon : Les policiers soupçonnés de faux procès-verbaux ne seront pas jugés
#ViryChatillon #policiers #fauxprocesVerbaux
Article mis en ligne le 11 février 2026
dernière modification le 8 février 2026

Accusés à tort de l’agression de policiers, des jeunes de la banlieue de Grigny (Essonne) ayant passé plusieurs années en prison ne vont pas obtenir gain de cause : les policiers qui ont falsifié leurs déclarations pour en faire des coupables devraient être disculpés par la justice, selon Mediapart.

Les faits se placent dans le cadre de l’affaire des policiers brûlés à Viry-Châtillon. Le 8 octobre 2016, deux voitures de police étaient attaquées à coups de barres de fer et de cocktails Molotov par une vingtaine de personnes dans un quartier de la ville de l’Essonne. Deux agents seront gravement brûlés et blessés.

Une information judiciaire contre des policiers pour faux en écriture publique

A l’issue de l’enquête de police, treize accusés sont jugés par la cour d’assises de l’Essonne à l’automne 2019. Le 4 décembre de la même année, huit d’entre eux sont condamnés à des peines allant de dix à vingt ans de prison et cinq sont acquittés. En appel en 2021, la Cour d’assises des mineurs de Paris acquitte huit des accusés et condamne les cinq autres à des peines allant de six à dix-huit ans d’emprisonnement.

Mais la même année, une information judiciaire est ouverte contre des policiers chargés de l’enquête pour faux en écriture publique, violences volontaires et escroquerie au jugement. Ils sont soupçonnés d’avoir falsifié les procès-verbaux pour fabriquer des coupables. (...)

Ces policiers, sous forte pression médiatique et gouvernementale à l’époque, devaient absolument livrer des coupables. (...)

Une enquête lente et bâclée (...)

Les policiers ne seront pas jugés (...)

A l’issue de quatre ans d’instruction, les juges ont annoncé la fin de la procédure.