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RFI
La Hongrie condamne l’antifasciste Maja T. à huit ans de prison ferme
#Hongrie #extremedroite #neonazis #antifascisme #UE
Article mis en ligne le 7 février 2026

La justice hongroise a condamné l’antifasciste de naitonalité allemande Maja T. à une peine sévère de huit ans de prison ferme. On lui reproche une attaque avec un groupe de 19 antifascistes européens contre un rassemblement d’extrême droite en 2023. Mais ses conditions d’extradition vers la Hongrie, ses conditions de détention, ainsi que le verdict suscitent de nombreuses polémiques et une campagne de solidarité.

C’était en février 2023 à Budapest : une vingtaine de militants antifascistes, la plupart allemands, attaquent dans la capitale hongroise des néonazis participant à un rassemblement, raconte le correspondant de RFI en Allemagne, Pascal Thibaud. Neuf personnes sont blessées, dont quatre grièvement. L’arrestation Maja T. survient fin 2023 à Berlin : son extradition vers Budapest suit six mois plus tard.

Le Conseil constitutionnel allemand juge cette décision illégale en raison des conditions de détention en Hongrie. Maja T. se définit comme non binaire (personne qui ne se reconnaît ni exclusivement dans le genre féminin, ni exclusivement dans le genre masculin, ou dans aucun des deux, NDLR), alors que Budapest ne reconnaît que les genres masculin et féminin. Mais son extradition intervient quelques minutes avant la décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe. Les critiques sont nombreuses depuis. Les partis de gauche allemands réclament le retour de Maja T. vers l’Allemagne.
Une condamnation sévère dénoncée comme politique

Après la décision du tribunal de Budapest condamnant Maja T. à huit ans de prison, les critiques redoublent en Allemagne contre un verdict qui serait avant tout politique : les preuves présentées par le parquet paraissent également insuffisantes aux observateurs. Le Premier ministre Viktor Orban et des membres de son gouvernement avaient à plusieurs reprises plaidé pour un jugement sévère. (...)

Viktor Orban ayant l’année dernière désigné le « mouvement Antifa » comme organisation terroriste et interdit les marches des Fiertés.

Un appel qui va retarder un éventuel rapatriement (...)