Et les femmes sont loin d’être immunisées contre de telles idées.
C’était ce qui devait tuer la candidature Trump : son rapport aux femmes, et plus particulièrement sa lourde propension à l’agressivité sexuelle. Impossible qu’un homme se targuant d’attraper les femmes « par la chatte », ou discréditant ses accusatrices supposément « trop moches » pour qu’il les ait un jour harcelées, devienne président des États-Unis avant que les dents des poules ne rayent en profondeur le parquet. Pas de bol, non seulement Trump a été élu, mais 42% des électrices américaines (et 53% des électrices américaines blanches) lui ont accordé leur voix. Qu’est-ce donc que cette diablerie ?
Une étude menée par trois chercheurs en psychologie sociale de l’université de Grenade, en Espagne, offre quelques éléments de réponse : non seulement Donald Trump est loin d’être le seul à penser qu’il n’y a que les jolies filles qui se font (voire méritent de se faire) harceler et agresser sexuellement, mais les femmes sont loin d’être immunisées contre de telles idées. Dès lors, dans l’esprit d’un bon nombre d’entre elles, les propos et les actions de Trump n’ont rien eu d’anormal, et encore moins de rédhibitoire au moment de se choisir un chef. (...)