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Marie-Claude Saliceti
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Les Nouvelles News
Soirée étudiante à Bordeaux annulée pour sexisme
Article mis en ligne le 12 janvier 2015
dernière modification le 8 janvier 2015

L’association étudiante des Carabins de Bordeaux supprime une soirée après un tollé contre son affiche sexiste.

« Cette affiche représente l’héroïne d’un dessin animé dont les formes et l’attitude ont été sexualisées à l’extrême. Cette image rappelle clairement les stéréotypes machistes, sexistes et les codes pornographiques : une femme à moitié dénudée, blonde, la bouche entrouverte », dénonçait le syndicat étudiant UNEF.

« La question n’est pas de juger le bon ou mauvais goût de cette affiche, ni même la possibilité de représenter la sexualité sur des affiches d’associations étudiantes. Ce sont les stéréotypes véhiculés par la multiplication de ces affiches qui posent problème : les femmes sont systématiquement considérées comme des objets sexuels à disposition des hommes. » (...)

Les Carabins de Bordeaux ont réagi en deux temps. D’abord, en publiant une version de leur affiche au masculin.

Avant de se rendre compte que ce n’était pas la réponse appropriée, et de supprimer purement et simplement les visuels... et la soirée. (...)

L’UNEF demande que l’université « prenne ses responsabilités et mène un travail auprès des associations étudiantes qu’elle héberge afin de les sensibiliser aux questions d’égalité femmes-hommes. »

Depuis la fin de l’année dernière, les secrétaires d’Etat aux Droits des femmes et à l’Enseignement supérieur mènent un travail en commun pour agir sur la question des « campagnes sexistes pour les soirées étudiantes ». Outre des messages adressés aux associations étudiantes, des évolutions juridiques pourraient intervenir. Et l’objectif est qu’il n’y ait « pas d’argent public pour soutenir de tels événements », indiquait Pascale Boistard aux Nouvelles NEWS fin novembre.

En octobre dernier, c’est à Toulouse qu’une affiche sexiste pour une soirée étudiante avait provoqué des réactions similaires. C’était aussi le cas d’une soirée organisée par le Bureau des sports de Sciences Po Lyon. Début 2013, à Bordeaux déjà, ce sont des propos sexistes et homophobes sur la page Facebook d’étudiants de l’Institut d’études politiques qui avaient fait scandale.