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Reporters-photographes : une curieuse signature (communiqué commun)
communiqué daté du 15 juillet 2014
Article mis en ligne le 22 août 2014

La ministre de la Culture et de la communication s’apprête à parapher aujourd’hui un code de bonnes pratiques professionnelles entre éditeurs, agences de presse photographiques et un représentant d’une organisation dont la représentativité des reporters-photographes est très discutable. On peut s’étonner d’une telle « cérémonie » en l’absence des principaux intéressés, les reporters-photographes, dont les représentants (UPP, SAIF, SCAM, SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes, SJ-CFTC et SNJ-FO) ont décidé de ne pas avaliser un code qui n’apporte aucun remède à la situation sociale catastrophique d’une profession à l’agonie et qui, au contraire, par des effets pervers, va pérenniser des pratiques amputant l’information des apports de la photographie éditoriale.

Les éditeurs, rappelons-le, ont refusé d’encadrer sérieusement le recours aux photos gratuites fournies par les entreprises et les institutions (les trop fameux « droits réservés » ou DR) [1] et le recours aux photos d’illustration « low cost » trouvées sur les sites dits de « micro-stocks » [2]. En outre, comment le ministère de la culture et de la communication peut-il se substituer au ministère du travail pour signer un texte faisant référence à un accord social, du 10 mai 2007, qui demeure en vigueur « sur tous les points non traités » dans le code ? (...)

Les organisations non signataires ont la volonté de trouver des solutions permettant de mettre un terme aux situations sociales catastrophiques des reporters-photographes, mais aussi de voir les éditeurs redonner à la photographie de presse toute sa place dans toutes les publications.
C’est pourquoi elles lancent un appel à la ministre, aux éditeurs et aux agences pour reprendre les négociations dans les plus brefs délais, sans intermédiaire et sans préalable.