Chaque année, des milliers de femmes meurent à la suite de complications liées à la grossesse, alors que ces décès auraient pu être évités. Ce sont pour la plupart des femmes autochtones, pauvres et qui vivent dans des régions rurales isolées. Amnesty International publie un rapport qui s’inscrit dans le Campagne Dignité et qui dénonce les violations des droits fondamentaux des femmes, notamment du droit à un meilleur état de santé.
Le Pérou demeure l’un des pays d’Amérique latine présentant les plus forts taux de mortalité maternelle. Les profondes inégalités qui caractérisent la société péruvienne se traduisent par de grandes différences au niveau de la mortalité maternelle entre les régions riches et les régions pauvres. Selon le ministère péruvien de la Santé, les femmes des zones rurales ont deux fois plus de risques de mourir en raison de facteurs liés à la grossesse que celles des zones urbaines.
La mortalité maternelle pourrait être réduite de manière significative si les obstacles qui empêchent ou ralentissent l’accès des femmes aux services d’obstétrique d’urgence étaient supprimés. Ces obstacles sont plus difficiles à franchir pour les femmes issues de populations exclues ou isolées.
Ces décès ainsi que l’inégalité qui en est à l’origine constituent une violation des droits fondamentaux des femmes, notamment du droit au meilleur état de santé susceptible d’être atteint. Le gouvernement péruvien n’a pas mis en place de système de santé qui puisse répondre de façon appropriée aux besoins essentiels d’une population disséminée, multilingue et multiculturelle. (...)