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France24/AFP
Gisèle Pelicot publie ses mémoires et raconte pourquoi elle a refusé le huis clos
#GiselePelicot #femmes #viols
Article mis en ligne le 11 février 2026

Gisèle Pelicot publie, le 17 février, ses mémoires, aux éditions Flammarion. La victime des viols de Mazan, une affaire qui a profondément marqué la France, revient notamment sur la première fois qu’elle a été confrontée, au commissariat, aux photos d’elles inconsciente, prises lors des viols sous soumission chimique organisés par son mari. Elle raconte aussi pourquoi elle a refusé le huis clos lors du procès.

"Si j’avais eu vingt ans de moins, je n’aurais peut-être pas osé refuser le huis clos", écrit Gisèle Pelicot sur le procès historique des viols organisés par son mari, dans des extraits de ses mémoires publiés mardi 10 février par Le Monde. Ce récit à la première personne, "Et la joie de vivre", doit paraître chez Flammarion le 17 février, une sortie mondiale dans 22 langues. (...)

"Peut-être la honte s’en va-t-elle d’autant plus facilement qu’on a soixante-dix ans, et que plus personne ne fait attention à vous. Je ne sais pas. Je n’avais pas peur de mes rides, ni de mon corps", confie-t-elle dans ce récit écrit avec la journaliste et romancière Judith Perrignon.
Incrédulité au commissariat

Gisèle Pelicot explique pourtant son "sentiment diffus" avant le procès : "Lui (Dominique Pelicot), j’avais hâte de l’avoir en face de moi. Eux, je craignais leur nombre", relate-t-elle. "Plus le procès approchait, plus je m’imaginais devenir otage de leurs regards, de leurs mensonges, de leur lâcheté et de leur mépris", poursuit-elle. "Est-ce que je ne les protégeais pas en fermant la porte ?", s’est-elle aussi demandé.

Son livre relate également son incrédulité lorsqu’elle découvre, au commissariat, des photos d’elle, lors des viols sous soumission chimique : "Je ne reconnaissais pas les individus. Ni cette femme. Elle avait la joue si flasque. La bouche si molle. C’était une poupée de chiffon". (...)

"Arrêtez de dire que je suis une icône. C’est malgré moi. Je suis une femme ordinaire qui a levé le huis clos", avait-elle martelé en octobre 2025 devant la cour d’assises d’appel du Gard, à Nîmes, où a été rejugé le seul des 51 condamnés du dossier dit des viols de Mazan à avoir maintenu son appel.

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