
11h20 : J.Passarelli : Les avocats sont là, #Baraitser vient d’entrer dans la salle et a demandé si #Assange est présent, cela a été confirmé mais nous ne pouvons pas le voir. #AssangeCase
James Doleman : Les avocats du gouvernement américain ont demandé si Assange a été réarrêté sur le nouvel acte d’accusation émis par le gouvernement américain, ils disent que oui, le juge dit qu’elle va reconsidérer son statut de détention préventive à la fin de la journée.
11h30 : J.P. : La défense affirme que Julian Assange a été correctement informé de la demande d’extradition.
il a été demandé à Assange s’il était d’accord pour être extradé, il a répondu que non.
Il est enfermé derrière une boîte de verre, exactement comme il l’était lors de la précédente audition.
11h50 : J.D : Edward #Fitzgerald QC, (avocat d’Assange), et le juge discutent pour savoir si les prochains témoins peuvent citer leurs déclarations écrites lors de leur déposition.
James Lewis QC (pour le gouvernement américain) s’y oppose, il suggère également que de nombreux témoins présentés comme "experts" ne sont en fait pas des experts au sens juridique.
Fitzgerald affirme que c’est la première fois que le gouvernement américain conteste les experts de la défense, et qu’il n’a pas eu le temps de préparer une réponse.
12h : J.D : La juge Vanessa Baraitser juge que les témoins doivent être limités à environ 30 minutes d’interrogatoire.
❗️La cour est ajournée pendant une heure pour permettre à l’équipe de défense d’Assange de consulter leur client, ils ne l’ont pas vu en personne depuis 6 mois en raison de la pandémie.
13H : J.D : Le tribunal se lève lorsque la juge entre et que la procédure reprend.
Le tribunal attend maintenant que Julian Assange soit sorti de sa cellule, il porte un costume sombre et une chemise blanche.
Mark Summers QC (pour Assange), se lève pour faire une présentation juridique sur le nouvel acte d’accusation émis par le gouvernement américain, il dit que :
"la défense n’a eu connaissance de ces nouvelles accusations que ces dernières semaines".
"Sans avertissement le 24 juin, 18 mois après le début de cette procédure, les États-Unis ont annoncé le nouvel acte d’accusation, il est curieux que le gouvernement américain ait été prêt à aller de l’avant en mai, alors qu’il savait que cela allait arriver,"
Summers explique à la cour que la défense n’a jamais été informée par le gouvernement américain ou le ministère public, mais qu’elle a plutôt appris les nouvelles accusations par un communiqué de presse.
Il explique au tribunal que les nouvelles accusations ne concernaient pas la "double incrimination" (la doctrine selon laquelle vous ne pouvez être extradé pour un délit que s’il s’agit d’un crime reconnu dans les deux pays).
13H20 : J.D : Summers a également noté que d’autres personnes avaient déjà été poursuivies et condamnées pour nombre de ces infractions présumées.
Selon M. Summers, la source de nombre de ces allégations, décrite uniquement comme "l’adolescent islandais", avait été condamnée pour fraude et tentative d’usurpation d’identité de M. Assange.
Le QC Summers a demandé à la juge de ne pas retarder l’affaire, car M. Assange est en détention et ne voulait pas cela, mais de limiter l’audience à l’acte d’accusation initial.
13H30 : Summers : sur le nouvel acte d’accusation : la défense n’est pas en mesure de présenter correctement ses arguments :
"ce qui se passe ici est mal, injuste et n’est pas dans l’intérêt de la justice".
Il demande au tribunal d’ : "exercer son pouvoir d’exciser ces derniers [les arguments]".
L’avocat du gouvernement américain, Jole Smith, s’est levé pour s’opposer à la motion de la défense. ⤵️
Il affirme que les nouvelles accusations ont été assignées à la défense en juillet, mais que l’accusation n’a jamais reçu de réponse.
Selon M. Smith, le tribunal doit prendre en considération toutes les infractions qui lui sont soumises lors d’une audience d’extradition et ne peut pas " brandir un couteau " pour examiner les preuves.
13H40 : J.D : L’accusation prétend que le tribunal n’a pas pu juger l’affaire, disant que le tribunal n’était pas compétent, ce qui impliquerait de "lire la clause à l’envers".
Smith soutient que même si une partie seulement d’un comportement était concernée par la "double incrimination", cela suffisait quand même pour que le tribunal autorise l’extradition.
Summers répond pour la défense : " Faux, faux, faux et faux ".
13H56 : J.D : La juge Vanessa Baraitser rend maintenant sa décision....
... Elle dit qu’elle avait proposé à la défense et à l’ajournement d’examiner les nouvelles preuves, mais qu’ils n’avaient pas accepté l’offre.
⏸ 14H : La juge rejette la requête de la défense, la cour se lève pour le déjeuner.
15H : J.D: : De retour au tribunal pour les débats de cet après-midi lors de l’audience d’extradition de Julian Assange. On attend juste la juge.
15H10 : La juge entre, la défense demande 30 minutes pour discuter avec Assange des décisions de ce matin.
L’accusation ne soulève aucune objection, la cour s’interrompt pour 30 minutes.
15H45 : BREAKING, l’équipe juridique de Julian Assange demande que son affaire soit reportée pendant que de nouvelles preuves du gouvernement américain sont examinées.
L’avocat d’Assange déclare que la défense n’est "tout simplement pas en mesure" de rassembler des preuves sur les nouvelles accusations.
La défense dit à la cour qu’Assange n’a même pas vu la nouvelle note d’argumentation de l’accusation, car ils ne peuvent faire que de courts appels téléphoniques dans la prison et ne peuvent pas livrer de documents.
A la question de savoir combien de temps un ajournement serait nécessaire, la défense a répondu jusqu’en janvier 2021.
L’accusation répond dès maintenant qu’ elle s’oppose à la demande.
Répondant au nom du gouvernement américain, James Lewis QC déclare qu’il semble qu’il s’agissait seulement de demander un ajournement après que l’équipe de défense ait perdu la requête de ce matin, "nous sommes là et nous sommes prêts à partir".
15H57 : Le tribunal est ajourné pendant que le juge examine son verdict. Retour dans 10 minutes.
❗️16H20 : BREAKING : le juge dans l’affaire Julian #Assange refuse la demande de report de la défense.
L’affaire Assange écoute son premier témoin situé en Amérique : Mark Feldstein, par vidéo.
Il y a quelques problèmes techniques avec la liaison vidéo, nous avons donc un court délai. La cour se lève alors que l’on tente de réparer le système vidéo...
Suite et fin de l’audience par "Bridges for Media Freedom" :
Lorsque la procédure a repris, Edward Fitzgerald QC pour M. Assange, a interrogé M. Feldstein sur deux rapports qu’il a rédigés sur l’affaire. Le témoin a déclaré à la Cour qu’il était diplômé de Harvard et qu’il avait passé deux décennies comme journaliste d’investigation, avant d’obtenir son doctorat et de devenir le chef du journalisme de radiotélévision à l’Université du Maryland.
Feldstein a déclaré à la cour qu’il n’était pas payé pour son témoignage, ajoutant que la fuite d’informations classifiées est "endémique" en Amérique, y compris par le gouvernement américain lui-même qui "fuit par abandon". Le tribunal a entendu que les fuites exposent la corruption et l’abus de pouvoir et "remontent à l’époque de George Washinton".
Après avoir dit à la cour que les fuites se produisent "quotidiennement", on a demandé au témoin si cela signifiait qu’il y avait des poursuites sur une base quotidienne et Feldstein a répondu qu’à sa connaissance, aucun éditeur n’avait jamais été poursuivi avec succès aux États-Unis pour avoir publié des informations ayant fait l’objet de fuites.
"Il n’y a pas de précédent dans cette affaire"
a-t-il déclaré à la cour, précisant qu’il ne connaissait aucune situation historique où un grand jury aurait porté des accusations contre un éditeur.
A ce moment, d’autres problèmes techniques sont apparus avec le flux vidéo et la connexion du tribunal avec l’Amérique a été perdue. La séance est ajournée jusqu’à demain matin à 10 heures." 🔚 , ;