Extrait d’un rapport désavoué critiquant les politiques dites « d’intégration ».
En novembre 2013, cinq rapports commandés par le Premier Ministre pour “refonder la politique d’intégration” font la Une de l’actualité : dénoncés par Le Figaro, puis par Jean-François Copé, et enfin par une grande partie de la presse, ils auraient commis le crime de critiquer la notion d’intégration, de proposer que soit mieux reconnue l’existence de discriminations, ou, plus grave encore, de préconiser l’abrogation de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port du voile à l’école. (...)
Devant cette levée de bouclier, le Président et le premier ministre Jean-Marc Ayrault, suivis de plusieurs ministres, n’affirment - courageusement - qu’une chose : qu’ils n’ont rien à voir avec l’affaire. Et le gouvernement de proclamer la relance d’une politique d’intégration dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a cessé, depuis plusieurs décennies, de produire exactement l’inverse que ce qu’elle prétend promouvoir. Cette notion a déjà fait l’objet de nombreuses critiques ;
l’intérêt d’un de ces rapports, dont nous publions ici un extrait, est d’affirmer clairement l’urgence de lui substituer, dans l’action publique, le principe d’égalité. (...)