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Pétition pour ne plus apprendre à moitié
Article mis en ligne le 21 août 2014

Une jeune bachelière adresse au ministre de l’Éducation Nationale une pétition pour en finir avec un enseignement qui ignore les grandes femmes philosophes, écrivaines, scientifiques...

Elle vient d’avoir son baccalauréat et n’apprécie pas du tout l’arnaque. Ariane Baillon, 17 ans, se réjouissait d’étudier la philosophie jusqu’à ce qu’elle découvre que « une seule femme a l’honneur de voir son nom figurer dans la liste officielle des philosophes à étudier en Terminale : Hannah Arendt. » Pourtant, écrit-elle après avoir cité quelques absentes, « la liste des grandes philosophes est plus longue qu’on le croit, mais inexplorée ». Alors la jeune bachelière bordelaise a décidé d’adresser une pétition pour demander au ministre de l’Education Nationale, Benoît Hamon, de sortir les femmes de l’ombre. Et pas seulement en philosophie tant qu’on y est. Lancée fin juillet, sa pétition a recueilli plus de 12000 signatures mi-août.

Dans un article rédigé pour Rue89 Bordeaux, Ariane Baillon va plus loin , remontant ses cours de lettre :« En première, en cours de Français, on ne nous parlait de George Sand que pour parler de sa liaison avec Alfred de Musset » écrit-elle. Et il ne lui a pas échappé que les rares femmes qui apparaissaient dans ses livres étaient réduite à leur sexe « Le choix de faire enseigner des œuvres telles que Les Mains libres, qui brandit une image de la femme-objet uniquement définie dans son pouvoir érotique, n’arrange rien. »

Pas de passé, pas d’avenir

L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs et dans les sociétés à domination masculine, les grandes femmes tombent dans les oubliettes. Résultat : pas de modèles pour les filles en dehors de la femme-objet au pouvoir érotique. Pas de passé, pas d’avenir pour les grandes philosophes, écrivaines, scientifiques...

Ce n’est pas la première initiative du genre pour en finir avec « l’invisibilisation » des femmes, et il en faudra encore de nombreuses pour secouer les auteurs des programmes scolaires (...)