Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Infomigrants
Méditerranée : près de 1 500 migrants toujours dans l’attente d’un port sûr
Article mis en ligne le 29 juillet 2022

Jeudi matin, près de 1 500 migrants attendaient encore, à bord de trois navires humanitaires, de pouvoir débarquer dans un port sûr. Plusieurs centaines d’exilés, dont beaucoup de mineurs, se trouvent en mer Méditerranée depuis plusieurs jours.

Les équipages des navires humanitaires qui opèrent en Méditerranée n’ont pas de répit durant ce mois de juillet. Les opérations de sauvetage se succèdent à seulement quelques heures d’écart. Mercredi 27 juillet, dans la soirée, le Geo Barents a procédé à un nouveau sauvetage. La neuvième en 48 heures, portant à 596 le nombre d’exilés à bord du bateau affrété par Médecins sans frontières (MSF). (...)

Ces personnes s’ajoutent aux plus de 1 000 migrants qui attendaient déjà de pouvoir débarquer dans un port sûr à bord du Geo Barents, mais aussi du Sea Watch 3 et de l’Ocean Viking. Jeudi 28 juillet, ce sont donc 1 422 personnes, en grande détresse psychologique et physique, qui espèrent gagner la terre ferme dans les prochaines heures. (...)

De son côté, le Sea Watch 3, de l’ONG allemande éponyme, a pris en charge en 24 heures 444 exilés : 16 migrants dimanche matin, et plus de 400 autres, répartis dans quatre canots, pour la seule journée de samedi. Six d’entre eux ont été évacués par les garde-côtes italiens pour recevoir des soins dans un hôpital.
(...)

Les trois navires sont remontés au nord, vers les côtes italiennes pour débarquer au plus vite les naufragés dans un des ports du pays. La chaleur étouffante à bord des bateaux rend les conditions de vie des rescapés difficiles, signale SOS Méditerranée. Sea-Watch a de son côté saisi le tribunal pour mineurs de Palerme, en Sicile, pour accélérer le processus de débarquement. "Pendant quatre jours, 128 mineurs ont été exposés à la chaleur et au soleil sur le Sea Watch 3, dont 116 non accompagnés. (...) Ils ont tous besoin d’une aide urgente sur terre", insiste l’ONG. (...)