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Maroc : le journaliste Souleimane Raissouni est envoyé en prison pendant cinq ans.
Article mis en ligne le 10 juillet 2021

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Souleimane Raissouni à l’article de la mort !
En grève de la faim depuis 79 jours : Le journaliste marocain Souleimane Raissouni à l’article de la mort !

C’est le journaliste et opposant, bête noire du régime « makhzenien » qui vient de donner l’alerte dans un post mis en ligne sur les réseaux sociaux. Il y cite en effet l’épouse du journaliste Souleimane Raissouni, détenu pour des arguments fallacieux depuis le mois de mai passé, et en grève de la faim depuis 79 longs et interminables jours en vue de protester contre l’inqualifiable arbitraire dont il est la victime de la part de la justice marocaine, aux ordres du roi Mohamed VI. (...)

Arrêté depuis le 22 mai et en attente de son procès dans une affaire « de droit commun », le journaliste marocain Soulaimane Raissouni, rédacteur en chef et fondateur du journal dissident Akhbar Al Yaoum, est en grève de la faim depuis 79 jours. Son état de santé se détériorant de jour en jour, il a été transféré à l’hôpital.

Rédacteur en chef du journal Akhbar Al Yaoum, très critique à l’égard du régime marocain, Soulaimane Raissouni est détenu depuis le 22 mai 2020 à la prison locale Ain Sebaâ, à Casablanca.

Officiellement, le journaliste est poursuivi dans une affaire de “viol”. Mais selon sa défense et l’association de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF), cette accusation fallacieuse n’est qu’un prétexte pour museler la liberté d’expression.

Depuis soixante-dix-neuf jours, Soulaimane Raissouni proteste contre son incarcération en observant une grève de la faim qui l’affaiblit, jusqu’à mettre carrément en péril sa propre vie. Samedi dernier, il a été transféré à l’hôpital à la suite de la détérioration de son état de santé. Pourtant, quelques jours auparavant, les autorités pénitentiaires avaient, sous couvert d’anonymat, livré au site d’information 360.ma une tout autre version, tentant en vain de décrédibiliser Soulaimane Raissouni. (...)

 Maroc. Cette « stratégie sexuelle » qui lamine les journalistes
Soulaimane Raissouni, rédacteur en chef du journal indépendant Akhbar Al-Yaoum, a été arrêté le 22 mai et sera jugé le 20 juillet. Comme à deux autres journalistes du quotidien il y a deux ans, on lui reproche des faits liés au « sexe ». Les dernières voix libres au Maroc accusent le pouvoir d’instrumentaliser la justice pour faire taire la presse. Pendant que les services secrets exercent une emprise de plus en plus forte dans la vie politique, en manipulant des médias spécialisés dans le mensonge et la diffamation. (...)

Casablanca, vendredi 22 mai 2020. Des policiers en civil arrêtent le journaliste Soulaimane Raissouni, 48 ans, alors qu’il s’apprête à descendre de voiture en compagnie de sa belle-mère. Les autorités l’accusent du « viol avec violence et séquestration » d’un jeune homme homosexuel. Il risque dix ans de prison selon les dispositions de l’article 485 du Code pénal. Sa maison est fouillée trois jours plus tard. La police se base sur un post Facebook signé Adam Muhammed, un pseudonyme. Ce dernier déclare avoir été victime d’une « tentative de viol » en 2018, sans citer le nom du journaliste. (...)

Une critique des services secrets

Rédacteur en chef du quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, Soulaimane Raissouni s’est fait connaître par ses éditoriaux virulents contre le Palais et les services de renseignement. Le 8 janvier 2020, il critique la place de plus en plus prépondérante du patron du renseignement, Abdellatif Hammouchi, et son rôle dans la prolifération des médias de diffamation. Il affirme que « La quête de démocratie et la mise en place de mécanismes judiciaires balayeront les journalistes spécialistes de la diffamation, avec leurs chefs secrets ou connus de tous qui sont dans les cercles du pouvoir ». (...)