Nouvelle mission pour Malala Yousafzai, figure emblématique de la lutte pour l’accès à l’éducation des enfants dans le monde : récolter des fonds pour scolariser 300.000 enfants syriens déracinés par la guerre.
Malala Yousafzai, qui a failli payer de sa vie son combat pour l’éducation des filles au Pakistan, a reçu le Prix international de la Paix des enfants le 6 septembre.
Ambassadrice de fait du droit des enfants à l’éducation, c’est tout naturellement qu’elle vient d’être nommée envoyée spéciale de l’ONU pour l’éducation aux côtés de l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown. Sa mission ? Récolter 500 millions de dollars via l’ONG A World at School pour rescolariser 300.000 enfants syriens réfugiés au Liban.
Couvrant un tiers des enfants réfugiés, cette initiative est décrite par l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) comme la plus importante mission humanitaire ayant pour but de rescolariser les enfants. (...)
Elle-même réfugiée à Londres après sa tentative d’assassinat par les talibans en octobre 2012, la jeune fille n’a pas attendu sa nomination pour agir auprès des réfugiés. Via Skype, elle a conversé avec deux jumelles syriennes privées d’école pendant plus de six mois après avoir fui Alep pour le Liban il y a un an. (...)
Au sein même de la Syrie, ce sont plus de 3 millions d’enfants qui sont affectés par la guerre, et plus de 3.000 écoles qui ont été détruites ou endommagées depuis le début du conflit. (...)
Si l’accès à l’éducation s’avère être un défi majeur, c’est aussi et surtout parce que le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ne parvient pas à lever suffisamment d’argent pour y parvenir. Pour preuve, l’Unicef a récolté moins d’un tiers des 161 millions de dollars espérés pour mettre en place son programme d’accès à l’éducation. (...)