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Lycée : Pour les filles, un retour en arrière de 20 ans
#educationnationale #filieresscientifiques
Article mis en ligne le 8 octobre 2022

Voilà une étude qui va mettre en difficulté le ministère dans son obstination à maintenir la réforme du lycée. "Depuis la réforme, quel que soit le parcours scientifique suivi, le nombre de filles chute massivement et la part des filles régresse brutalement au profit des garçons". Le Collectif maths & sciences, qui regroupe plus d’une vingtaine d’associations d’enseignants du second degré (Apmep, Udppc), d’enseignants du supérieur (Cfem, Smf etc.) et d’associations scientifiques (Femmes et maths, femmes ingénieures etc.) lance un cri d’alarme. La réforme du lycée a plus qu’annulés les efforts pour rééquilibrer la part des filles dans les disciplines scientifiques du lycée. Elle aboutit à un vrai retour en arrière. Une réforme profondément réactionnaire.

Chute de la part des filles dans les enseignements scientifiques

lors que le nombre d’élèves suivant un enseignement scientifique diminue par rapport à 2019, la part des filles s’effondre littéralement. Si le nombre d’élèves en terminale baisse de 3% entre 2019 et 2021, celui des effectifs scientifiques diminue de 20% pour les garçons et 28% pour les filles. On passe de 105 000 garçons à 84 000 et de 94 000 filles à 68 000.

L’écart entre les genres est déjà net. Mais il devient vertigineux si on lui associe un enseignement de maths : l’effectif des garçons diminue de 37%, celui des filles de 61% ! Si on regarde le nombre de jeunes terminales scientifiques suivant 6 heures de maths ou plus, ils sont 105 000 garçons en 2019, avant la réforme, et seulement 66 000 en 2021. Pour les filles on passe de 94 000 à 36 000.

Si on augmente la part des maths pour la passer à 8 heures et plus par semaine, on compte 31 000 garçons aussi bien en 2019 qu’en 2021. Mais les filles passent de 18 000 à 13 000 seulement. Ainsi, pour le collectif, la part des filles chute dans tous les parcours scientifiques avec la réforme du bac.

Retour 20 ans en arrière (...)