L’association Anticor lutte depuis 18 ans contre la corruption. Elle attend aujourd’hui le renouvellement de son agrément du Premier ministre, qui lui donnera l’habilitation de porter plainte pour les trois prochaines années.
Les enquêtes de l’association Anticor, qui lutte contre la corruption, commencent souvent de la même manière. Ce matin-là, à Cannes (Alpes-Maritimes), un homme qui tient à préserver son anonymat a rendez-vous chez l’opticien, mais pas pour changer de lunettes : c’est un lanceur d’alerte, avec des documents en main. Il est venu dénoncer une possible corruption dans la gestion d’un port de plaisance sur la Côte d’Azur. Face à lui, se tient Jean-Valéry Desens, opticien de profession, mais aussi l’un des référents bénévoles d’Anticor dans les Alpes-Maritimes.
Deux fois par semaine, il écoute les témoignages pour traquer les affaires politico-financières. (...)
Depuis 18 ans, Anticor a souvent saisi la justice et s’est constituée partie civile, comme pour l’affaire des sondages de l’Élysée, l’affaire Karachi ou encore l’affaire Benalla. (...)