
Samedi 27 septembre à Paris, les Amis de Reporterre, collectif créé en juin dernier en soutien au quotidien de l’écologie, se sont retrouvés pour un débat animé par Antoine Lagneau. Thème : la place des médias dans la lutte contre le réchauffement climatique. On a surtout discuté des conditions d’existence des médias libres (...)
Après avoir rappelé ligne et perspectives éditoriales du quotidien de l’écologie, Hervé Kempf rédacteur en chef et Barnabé Binctin journaliste, invités au débat, ont explicité comment ils couvraient les évènements en général et la problématique climat.
« Nous abordons celle-ci de trois façons, rappelait Barnabé Binctin. À travers des articles, interviews ou reportages d’une part, à travers une tribune, espace d’expression d’autre part et enfin à travers des alternatives de vie ». « Nous accompagnons les mouvements en faisant le B.A-BA du journalisme, c’est-à-dire relater, dire ce qui se passe » ajoutait Hervé Kempf. (...)
Parmi les questions posées lors de ce débat de deux heures, citons celles sur le traitement de l’écologie dans les « grands médias ». Insuffisant. « Ce qui est intéressant c’est de suivre les blogs des journalistes, dont la plume est alors souvent plus libre » faisait remarquer un habitué de l’info.
Question aussi sur l’issue de Notre-Dame-des-Landes et de fait, sur le poids réel d’un média tel que Reporterre. Pour le rédacteur en chef du quotidien de l’écologie, être parmi les premiers à couvrir des sujets comme Notre-Dame-Des-Landes, La Ferme des Mille vaches ou le Testet et les suivre permet de donner de la visibilité. « De donner le La ». (...)
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Rebondissant sur cette notion de relais et de levier, un jeune homme, micro à la main représentant Radio Fréquence Paris Plurielle, intervient : « Justement, pour nous médias alternatifs, avoir des pro comme Reporterre nous permet de relayer de l’info avec une référence sûre ! »
Autres points et remarques abordés, l’information en tant que « bien commun ». Et aussi les modèles économiques de l’information, le principe du don des lecteurs, « risqué pour asseoir la pérennité d’un média » selon un participant, et encore la sensibilisation et la fidélisation du lectorat dont « on n’est jamais propriétaire » ou encore le « journalisme citoyen ». (...)