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Les fractures territoriales renforcent les inégalités femmes-hommes
Article mis en ligne le 30 avril 2014
dernière modification le 25 avril 2014

Le HCE/fh dresse « un portrait inédit de l’égalité femmes-hommes » dans une étude sur ces inégalités sous l’angle des territoires. Zones urbaines sensibles, mais aussi zones rurales. Un constat, en attendant des pistes d’action.

Réalisée avec l’Insee et l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), l’étude du HCE/fh publiée jeudi 24 avril porte sur les Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et sur les territoires ruraux fragilisés.

Dans ce rapport, le groupe de travail EGATER (égalité territoriale et égalité femmes-hommes) s’est penché à la fois sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans ces territoires fragilisés et sur l’égalité entre ces habitant-e-s et celles et ceux des autres territoires. EGATER a pu constater à cette occasion le lien étroit entre fractures territoriales et inégalités femmes-hommes dans plusieurs domaines.

« Plancher collant »

Pour l’emploi, les résultats oscillent entre inactivité et précarité, se désole le HCE/fh. Près d’une femme sur deux est inactive dans les zones urbaines sensibles, une situation que la crise a empirée ces dernières années (voir à ce sujet notre article « L’emploi se dégrade pour les femmes dans les ZUS »). Et elles sont près de 40% à travailler à temps partiel en zone rurale - 10 points de plus que la moyenne nationale.

Dans les territoires ruraux fragilisés, l’étude constate « une précarité de l’emploi accrue et un entrepreneuriat plus difficile pour les femmes ». Et évoque le « plancher collant » des campagnes pour les femmes diplômées, qui « émigrent moins que les hommes diplômés vers les zones urbaines les plus vastes et les plus dynamiques. »

Déserts médicaux

L’accès aux soins est également marqué par les inégalités. Plus fortes dans les ZUS, là encore : 27% de femmes ont renoncé à des soins, pour 18% d’hommes. (...)