La cérémonie "de clôture" des JO de Londres a eu lieu ce dimanche. Mais d’autres athlètes vont faire leur entrée dans les arènes, pour deux semaines de compétition, du 29 août au 9 septembre.
(...) On pouvait espérer, vu la qualité du spectacle et le plaisir de voir une fois tous les quatre ans à la télévision des sports peu médiatisés, que nous aurions droit à des dizaines d’heures de direct comme ce fût le cas lors des jeux « normaux » (pardonnez moi d’écrire ce mot dont j’ai horreur).
On pouvait penser que France Télévisions, qui a mis les petits plats dans les grands ces quinze derniers jours, allait nous gratifier d’une retransmission digne de ce nom. La chose semblait pourtant aisée vu le nombre de chaînes du pôle audiovisuel public (France 2 ; France3 ; France 4 ; France 5 ; France Ô).
Pas du tout, il n’y aura en tout et pour tout sur le service public audiovisuel qu’une heure de résumé par jour sur France Ô et pas la moindre compétition en direct, si ce ne sont les cérémonies d’ouverture et de clôture qui relèvent plus du spectacle que du sport.
Inutile de dire que cela est particulièrement décevant quand on aime le sport et qu’on a passé une quinzaine de jours à se régaler devant son téléviseur. Inutile de dire que cela est particulièrement écoeurant quand on pense aux milliers d’heure de travail réalisées par ces athlètes dont le courage dépasse toutes les limites vu le peu de médiatisation et le peu d’argent dont ils bénéficient. Les paralympiques, ce sont en effet les vraies valeurs du sport : le dépassement de soi, la lutte pour gagner sans argent à la fin, tout juste une médaille pour les trois premiers.
Les paralympiques, c’est le sport des origines, celui où l’argent n’était pas roi (comme le prouvent l’affaire de la montre de Yohan Blake ; les décisions arbitrales toujours ou presque en faveur du pays organisateur ou les arbitrages « politiques » quand le pays organisateur n’est pas concerné).
Les paralympiques, c’est la revanche de destins nés avec quelque chose en moins mais qui se battent pour avoir quelque chose en plus sur nous valides. (...)