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Le long chemin vers l’égalité
Article mis en ligne le 22 juillet 2014
dernière modification le 18 juillet 2014

Comment le genre façonne-t-il les structures et les relations sociales ? Si les rôles ne sont pas déterminés à la naissance, pourquoi est-il si difficile d’y échapper et de les faire évoluer ?

A l’occasion du centenaire de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2010, le Journal du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) a publié un supplément consacré au genre, intitulé « Le long chemin vers l’égalité ». Pour la première fois, le journal du CNRS s’est penché sur le genre, tant du point de vue des recherches que de l’engagement du CNRS en matière d’égalité professionnelle.

Début de la brochure :

« Quand le genre façonne le social

Naître homme ou femme, finalement, qu’est-ce que cela change, hormis quelques variantes anatomiques ? Qu’on se le dise, outre la possibilité d’enfanter, cela change tout (ou presque) à peu près partout dans le monde, et dans certains pays plus que d’autres. Du prénom que l’on porte à la couleur de nos chaussettes, de l’éducation que l’on reçoit à la profession que l’on exerce, et jusqu’au nombre de lessives que l’on fait par semaine, la vie de chacun et chacune est considérablement influencée par… la nature et la forme de ses organes génitaux. Tous les domaines de l’existence, de la sphère publique à la conjugalité, sont ainsi marqués par le sceau du sexe. Ou plutôt celui du genre. Car « on ne naît pas homme ou femme, on le devient », et c’est justement ce que dit ce terme forgé par les féministes dans les années 1970. Employer « genre » et non « sexe », c’est dire que ce qu’on qualifie de « masculin » et de « féminin » relève de normes et de catégories sociales. Le concept de genre désigne ainsi la dimension sociale des rôles différenciés et hiérarchisés qu’on attribue aux individus selon qu’ils et elles sont déclarés « garçon » ou « fille » à la naissance. (...)