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Les Echos
Le lait des « Mille vaches » retiré des yaourts
Article mis en ligne le 20 avril 2015

La coopérative Agrial, qui collecte le lait de la ferme des mille vaches, a décidé de ne plus fabriquer de yaourts à partir de cette production. Suite aux pressions de la distribution.

L’élevage dit des « Mille vaches » revient sous le feu des projecteurs. Cette fois, c’est son client, la coopérative Agrial connue pour ses marques Danao, Florette ou Loïc Raison, qui est à l’origine de nouvelles émotions pour cet élevage unique en France par sa taille. Celle-ci a décidé, a-t-on appris de plusieurs sources, de ne plus fabriquer de yaourts, crèmes et autres fromages blancs sous marques de distributeurs (MDD), à partir du lait qu’elle collecte auprès de l’élevage situé à Drucat dans la Somme. Cette mesure a été prise suite aux pressions exercées par les enseignes de la distribution. Désormais Agrial revend directement le lait des Mille vaches à un autre transformateur. Selon nos informations, et suite aux nombreuses manifestations organisées en 2014 à l’initiative de la Confédération Paysanne contre la création de l’élevage de Drucat, plusieurs enseignes ont demandé aux industriels laitiers de certifier par écrit qu’ils ne s’approvisionnent pas auprès de cet élevage. Celles-ci redoutent par dessus tout les actions paysannes dans leurs magasins. (...)

Discrétion des enseignes

Aucune enseignes sollicitées par « Les Echos » n’a confirmé avoir demandé aux entreprises laitières de certifier ne pas s’approvisionner auprès de l’élevage des « Mille vaches ». La FCD (Fédération du commerce et de la distribution) a nié être au courant. Auchan et Leclerc ont démenti toute démarche dans ce sens. Certaines ont reconnu « tout faire pour éviter de mettre le feu aux campagnes ». La Confédération paysanne, quant à elle, a stigmatisé l’élevage de Drucat, qui a fait une demande d’agrandissement à la préfecture pour passer de 500 à 880 animaux, comme cela était initialement prévu. « Personne ne veut de ce projet », a commenté le syndicat, qui a demandé que « les citoyens soient consultés » avant que le préfet ne délivre son feu vert.