La misogynie qui s’exprime via le moteur de recherche n’est pas virtuelle. L’ONU femmes le dénonce dans une campagne choc
Dis-moi ce que tu recherches sur google, je te dirais qui tu es, ou plutôt dans quelle société tu vis... Lorsque vous entrez quelques mots pour faire une recherche, le moteur fait apparaitre illico une ou plusieurs phrases un peu plus longues qui correspondent aux requêtes les plus fréquentes. Et lorsqu’il s’agit de "femmes", les résultats sont effrayants.
Pour sa nouvelle campagne de sensibilisation, l’ONU femme a fait l’expérience. En anglais, si on demande « women should’t », « les femmes ne devraient pas », ou « women cannot », « les femmes ne peuvent pas », les premières suggestions de l’algorithme font apparaitre plusieurs affirmations : les femmes ne devraient pas voter, devraient être des esclaves, rester à la cuisine, pas conduire, on ne devrait pas faire confiance aux femmes, les remettre à leur place, les femmes doivent rester à la maison, ont besoin d’être disciplinées, ou contrôlées... D’où ces affiches créées par Christopher Hunt où les requêtes google barrent la bouche des femmes. (...)