Selon le dernier rapport de l’Unicef sur l’excision et les mutilations génitales féminines, l’adhésion à ces pratiques baisse, mais 30 millions de filles pourraient encore en subir dans la prochaine décennie.
L’excision et les mutilations génitales rencontrent de plus en plus d’opposition dans le monde, même dans les pays où ce sont des pratiques courantes, comme l’Égypte et le Soudan : c’est le constat du dernier rapport de l’Unicef : Mutilations génitales féminines/excision : aperçu statistique et étude de la dynamique des changements (ici en anglais). Mais si les populations y sont de moins en moins favorables, la pression sociale reste forte et encourage à perpétuer ces pratiques. Ainsi, le rapport estime que 30 millions de petites filles risquent des mutilations génitales dans les dix prochaines années.
La baisse est contrastée : dans près de la moitié des 29 pays analysés, les jeunes filles risquent moins les mutilations génitales que leurs mères ; au Kenya et en Tanzanie c’est un rapport de un à trois, une diminution de moitié pour le Bénin, l’Iraq, le Libéria, le Nigéria et la République centrafricaine. Dans d’autres pays comme la Gambie, le Mali, le Sénégal et beaucoup d’autres, on ne constate par contre aucune baisse.(...)