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Anticor
L’affaire Seurot laisse planer de sérieuses inquiétudes sur les relations entre le BTP et les élus
Article mis en ligne le 1er mai 2014

Depuis près de quatre ans, une enquête pour malversations financières est ouverte au sujet de la dénomée “affaire Seurot”, du nom de l’ex-maire UMP de Bruges, Bernard Seurot. En effet, celui-ci aurait accepté, sans retenue, de nombreux cadeaux de la part de sociétés de BTP tels que des soirées Strip-teases, des invitations dans de restaurants de luxe, des voyages au Maroc et en Espagne en jet privé, des places VIP pour des événements sportifs majeurs… Parmi ces généreux constructeurs, on peut notamment citer Eiffage, Spie, Altae et Delta.

En outre, les anciens élus de la majorité UMP de Bruges, à l’origine de l’enquête, ont alerté les autorités sur des versations par une trentaine d’entreprises du BTP d’environ 300 000 € auprès d’une société de chasse espagnole dont Bernard Seurot est l’un principaux actionnaires.

Ces révélations ont conduit l’ancien maire à être placé en garde à vue pour corruption passive, faux et usage, abus de biens sociaux et détournements de fonds publics.

Pour l’instant, Monsieur Seurot bénéficie encore de la présomption d’innocence. Toutefois, ces révélations remettent d’ores et déjà un sérieux doute sur les relations que peuvent entretenir les élus et les groupes du BTP.

Pour Anticor, ce cas d’école corrobore l’idée que cet exemple ne constitue que la face visible de l’iceberg (...)