
Une recherche britannique suggère qu’un mélange de plantes provenant du monde entier est la méthode la plus efficace pour soutenir les insectes pollinisateurs du jardin. Avantage : le prolongement de la durée de la saison de floraison.
des espèces végétales provenant de l’hémisphère sud, comme Lobelia tupa et Verbena bonariensis, peuvent jouer un rôle important pour la biodiversité : comme elles fleurissent plus tard que les variétés de l’hémisphère nord, elles fournissent du nectar et du pollen bien après les autres. (...)
Les chercheurs ont suivi les insectes pollinisateurs pendant quatre années. Ils ont alors trouvé que, indépendamment de l’origine des plantes, qu’elles soient locales ou pas, plus il y avait de plantes en fleur dans un jardin, plus les abeilles et autres insectes pollinisateurs le visitaient. Le nombre de visiteurs des fleurs correspondait au pic de floraison. Il y avait moins d’insectes qui visitaient les plantes exotiques en début de saison qu’en fin de saison. (...)
Planter uniquement des plantes natives (locales) ne serait pas la meilleure option pour sauvegarder les insectes pollinisateurs. Les jardiniers qui souhaitent soutenir ces alliés de la végétation devraient donc semer un mélange de fleurs provenant de plusieurs régions géographiques. C’est la solution qui permet de préserver des ressources le plus longtemps pour les insectes pollinisateurs : les plantes exotiques prolongent la saison de floraison et procurent une source de nourriture en plus. (..)
Ces résultats pourraient avoir des implications non seulement pour les jardiniers amateurs, mais aussi pour toute organisation qui doit entretenir des plantes ornementales : les collectivités locales par exemple, qui ont la responsabilité de parcs et d’espaces verts.