L’arrêt historique rendu par la Cour suprême indienne, qui commue la peine de mort de 15 prisonniers et établit des lignes directrices visant à garantir les droits des condamnés à mort et de leurs familles, est une avancée positive pour les droits humains dans le pays.
Une importante avancée pour garantir les droits fondamentaux des condamnés
Tout en reconnaissant qu’il est nécessaire de trouver un équilibre entre les droits des accusés et ceux des victimes, cette décision historique réaffirme les droits garantis aux condamnés à mort au titre de la Constitution indienne, du droit et des textes internationaux. Ce jugement met l’accent sur les droits fondamentaux de toutes les personnes et doit faire avancer le pays vers l’abolition de la peine de mort. »
G. Ananthapadmanabhan
Directeur d’Amnesty International Inde. (...)
"Cette décision offre à l’Inde l’occasion de repenser son utilisation de la peine de mort. Il n’a pas été démontré que la peine de mort a un effet particulièrement dissuasif. Les recherches menées par Amnesty International et l’Union populaire pour les libertés publiques (PUCL) sur les jugements de la Cour suprême indienne relatifs à la peine de mort ont révélé que l’application de la peine capitale en Inde est frappée au coin de l’arbitraire et touche de manière disproportionnée ceux qui ont peu d’argent ou peu d’influence. »
G. Ananthapadmanabhan
Châtiment irréversible, la peine de mort est la négation absolue des droits humains. Si le verdict rendu ce jour est bienvenu, il ne met pas fin à ce châtiment cruel, inhumain et dégradant. Le gouvernement doit poursuivre sur cet élan en vue d’instaurer un moratoire sur toutes les exécutions et d’abolir complètement la peine capitale.