Le soleil fait le beau, les Prunus lâchent leurs pétales immaculés sur nos épaules et les hirondelles reviennent d’Afrique : pas de doute, c’est le moment de semer ! Et pas que dans vos pots. Quand on est une petite graine, on peut germer et grandir dans bien d’autres endroits que votre jardin ou balcon (si vous avez la chance d’en avoir) : friches, bas des immeubles, ronds-points en jachère, trous dans les murs, pied des arbres en cage, interstices entre les pavés…Tout est bon à prendre quand on est graine.
Mais au fait, pourquoi planter des graines en ville ? Pour la cultiver, tout simplement. Le concept vient des années 70 avec un mouvement né aux Etats-Unis, la green guerilla, qui commence à prendre racine en Europe aujourd’hui, notamment avec le mouvement de la Guerrilla gardening
Deux choses à savoir si vous êtes tenté(e)s de vous transformer en guerrillero :
1) Pour que ça marche, il y a une technique : si vous semez des graines toutes nues sur le terrain d’une ancienne usine de textiles désaffectée, vous pouvez poireauter longtemps avant de le voir fleurir : pigeons, moineaux et autres mésanges se chargeront bien vite de vos semences… La solution ? Les enrober ! Voici la recette des bombes ci-dessous.
2) Le lancer de seed bombs est un acte responsable. On prendra soin de choisir des semences de plantes locales (pas d’ananas de la Réunion, d’orchidées brésiliennes ou autres), et on visera uniquement les lieux potentiellement végétalisables : pas de lancer dans une réserve naturelle ni dans une zone sensible de biodiversité, par exemple. Il ne s’agit pas de perturber des écosystèmes déjà difficilement préservés. Pas de lancer non plus à la tête des passants (non seulement ce geste n’est pas très citoyen, mais en plus les graines ne germeront point).
La guerrilla jardinière est pacifique et bienveillante. Pour apprendre plein de techniques de bombes de graines et autres plantations en ville, visitez le site internet de la Guerrilla gardening France (...)