Des élues et des militantes féministes, telles que Danièle Obono, Clémentine Autain, Alice Coffin ou Laurence Rossignol, soutiennent la conseillère de Paris Danielle Simonnet, poursuivie pour diffamation par l’essayiste Thomas Guénolé. Il lui reproche son action au sein du pôle contre les violences sexistes et sexuelles de La France insoumise.
Militantes féministes aux parcours divers, nous exprimons toute notre solidarité et soutien à Danielle Simonnet, conseillère de Paris et oratrice nationale de la France Insoumise, poursuivie pour diffamation non publique pour n’avoir qu’assumé son rôle dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Dans le cadre de son implication dans la création et l’animation du pôle contre les violences sexistes et sexuelles dans la France insoumise, elle a été amenée à écouter et prendre en compte la parole d’une étudiante lui témoignant avoir été victime d’actes pouvant revêtir la qualification de harcèlement sexuel. Si les faits étaient antérieurs à la FI, l’enseignant concerné, Thomas Guénolé, se trouvait être candidat potentiel pour les listes insoumises aux élections européennes de 2019. Danielle Simonnet a alors accompli le devoir qui était le sien dans ces circonstances et a averti les instances de la France Insoumise en charge de la validation de la liste des éléments lui ayant été rapportés par la jeune femme.
Tout s’est déroulé dans le respect du contradictoire laissant à Monsieur Guénolé le soin de s’expliquer et se défendre. Cependant, comme simple réponse, celui-ci a exigé que la France Insoumise porte plainte contre l’étudiante. La FI s’y refusant, il a, de son initiative, dévoilé tout à la presse avant de quitter la liste et la France Insoumise. Suite à son départ, Thomas Guénolé a d’abord intenté un procès contre la FI, qu’il a perdu (il vient de faire appel), et ensuite a porté plainte contre Danielle Simonnet pour diffamation non publique. Ce dépôt de plainte l’oblige à devoir comparaître devant le tribunal de police le 14 septembre au matin. (...)
Solidaire avec Danielle nous le sommes, comme nous le serons avec toutes celles qui auraient à vivre les mêmes attaques. Qu’on se le dise, nous serons toujours soudées contre les tentatives de renversement des plaintes : les femmes doivent pouvoir s’exprimer sans crainte d’être attaquées en justice ! La parole doit continuer à se libérer et nos partis et organisations syndicales et associatives doivent contribuer à cette émancipation en soutenant les femmes qui s’organisent.