En Indre et Loire, des abus de droit successifs de plusieurs autorités publiques du département entravent la volonté d’Ingrid Berthet et d’Aly Diawara de se marier en raison de la situation irrégulière d’Aly, d’origine guinéenne.
(...) Ces autorités n’ignorent pas que pour se marier, le droit français n’exige pas une situation régulière de séjour des futurs époux ou de l’un d’eux. Leurs atteintes répétées à la liberté fondamentale du mariage, constitutionnellement garantie, sont perpétrées en toute connaissance de cause. (...)
Si l’OFPRA et La CNDA ont rejeté la demande d’Aly DIAWARA en écartant les raisons pour lesquelles il a fui son pays, force est de constater que l’État français lui-même retient ces raisons pour dissuader tout un chacun de se rendre en GUINÉE. A l’exception d’Ingrid et d’Aly... Lorsqu’on va sur le site du ministère des Affaires Etrangères FRANCE DIPLOMATIE : https://www.dilomatie.gouv, on peut lire ceci :
« Dernière minute
Date de publication : 28 octobre 2019
Manifestations
Des journées de mobilisation, opérations villes mortes et manifestations sont régulièrement organisées depuis le 14 octobre dernier à Conakry et dans l’ensemble du pays. Ces actions sont susceptibles de se poursuivre dans les jours et semaines à venir.
Criminalité
Une dégradation des conditions sécuritaires a été constatée, notamment à Conakry et dans sa banlieue, où le nombre d’agressions à main armée est en augmentation. (...)
Il résulte des recommandations sans ambiguïté du ministère des Affaires Etrangères, de l’état de grossesse d’Ingrid BERTHET et de la présence d’enfants mineurs, que le renvoi du couple en GUINÉE pour aller s’y marier, porte non seulement atteinte à la liberté fondamentale du mariage mais aussi à l’intérêt supérieur de l’enfant, dont la Cour de cassation rappelle constamment le principe.
Notre Histoire commune est pleine de ces voyages forcés dont on ne revient jamais.
Une pétition circule contre l’expulsion d’Aly. Elle a déjà recueilli plus de 36 000 signatures.