Alors que Paris vient de se déclarer en “état d’urgence climatique”, une étude parue le 5 juillet prévoit qu’en 2050 la capitale française connaîtra des températures similaires à celles de Canberra, la capitale australienne. Le climat de Londres ressemblera à celui de Barcelone aujourd’hui.
Une étude publiée par la revue scientifique Plos One le 5 juillet alerte sur les conséquences qu’aura le dérèglement climatique sur 520 grandes villes d’ici trente ans. En cause, “la hausse planétaire des températures, qui d’après certaines prévisions pourrait atteindre pas moins de 3,5 °C dans les villes européennes en été, et 4,7 °C en hiver”, explique The Guardian.
Certaines grandes villes risquent de faire face à des défis climatiques auxquels elles échappent encore pour le moment. (...)
Sur la carte interactive publiée sur le site Internet du laboratoire Crowther de l’université de Zurich, quatre villes françaises apparaissent : Marseille, Lyon, Lille et Paris. (...)
D’après l’étude, Lyon est la ville de France qui va connaître la plus forte augmentation, avec des températures maximales qui vont grimper de 6,7 °C pour le mois le plus chaud. Marseille aura les mêmes températures qu’Alger, et Lille celles de Lyon.
Des conditions jamais expérimentées
The Guardian pointe du doigt une des conclusions de l’étude, à savoir qu’un cinquième des villes recensées va “connaître des conditions climatiques sans précédent”. Singapour ou Jakarta seront concernées. (...)
Friederike Otto, directrice de l’Institut des changements environnementaux de l’université d’Oxford, considère cette étude comme “une illustration, pas une prédiction”, et estime qu’il s’agit d’“une bonne manière d’entamer une réflexion qui sorte des sentiers battus”.