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De Victor Jara à Guantanamo (57) : une petite partie du voile levé
par morice samedi 11 décembre 2010
Article mis en ligne le 14 décembre 2010
dernière modification le 12 décembre 2010

Et voilà que ça déboule enfin dans les kiosques. En provenance du New-York Times, une fois encore, et pour une fois assez vite relayé dans la presse mondiale. L’aveu est de taille, mais ne surprendra pas vraiment le lecteur de cette saga sans fin. Plus de 300 nazis auraient trouvé refuge auprès de la CIA, apprend-t-on ce 15 novembre 2010. Ici-même, cela ne fait que deux années que je le clame haut et fort, dans des articles sur Von Braun, et l’opération PaperClip qui avait ramené la majeure partie des techniciens de Peenemünde (les français s’en saisisseront d’un également, qui deviendra le père de la ... SNECMA- et donc des réacteurs de "Mirage"- j’y reviendrai bientôt), ou dans ceux sur la fameuse "Route des rats" et ses points de chute Boliviens, Chiliens, Comombiens et Argentins, qui seront à l’origine de régimes dictatoriaux à l’organisation calqués sur le système nazi. La CIA a aidé des escadrons de la mort dans tous ses pays. Logique que derrière il y ait eu la main de nazis !

La justice américaine se réveille tout à coup en "découvrant" un rapport secret énumérant la liste de ses nazis choyés et protégés pendant des années. La belle affaire !

Depuis Eichmann, enlevé à la barbe de la CIA, on s’en doutait, remarquez : son assistant s’appelait Otto von Bolschwing et c’est un de ceux qui figure sur cette liste ; mais c’est la première fois que le pays le reconnaît officiellement. Mieux, beaucoup mieux encore : on apprend surtout que le ministère de la justice US avait tout fait pour empêcher cette parution en 2006, alors que venait d’être nommé à la tête du renseignement John Negroponte, celui qui avait été de tous les coups d’état en Amérique du Sud, ou presque. Les neocons américains étaient-il si proches que cela des nazis ? Sans nul doute, et le cas de Guantanamo est bien représentatif de cet état d’esprit consistant à détenir des personnes pendant des années et à les relâcher dans la nature sans aucune accusation retenue contre eux, et encore moins avec des indemnités. Sans compter les disparus, ou ceux martyrisés dans les geôles secrètes disséminées partout, y compris dans des pays européens qui aujourd’hui demandent des comptes (...)

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