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France TV Info
Corse : une nappe d’hydrocarbures de 35 km de long repérée sur la côte est, le plan Polmar déclenché
Article mis en ligne le 12 juin 2021

La nappe, qui contient des hydrocarbures lourds, dérive actuellement en direction des côtes, précise la préfecture de Haute-Corse.

Le plan Polmar a été déclenché en Corse après qu’une nappe d’hydrocarbures a été repérée au large de la côte est de l’île, a indiqué vendredi 11 juin la préfecture de Haute-Corse dans un communiqué.

Signalée au cours d’un exercice mené par la Base aérienne de Solenzara, la pollution a été confirmée par la préfecture maritime de la Méditerranée, rapporte France Bleu RCFM. Deux nappes sont réparties sur une longueur d’environ 19 nautiques (environ 35 kilomètres). Elles se situent à environ 5 nautiques (9 kilomètres) de la côte est de la Corse entre Aléria et Solenzara. La nappe, qui contient des hydrocarbures lourds, dérive actuellement en direction des côtes, précise la préfecture de Haute-Corse.
Pas d’espoir que la nappe se dilue naturellement

Selon les observations, cette pollution résulte vraisemblablement d’un dégazage. La taille et la nature des produits ne permettent pas d’espérer pour autant une dilution naturelle et nécessitent d’engager des unités et du matériel spécifique antipollution.

La situation est suivie conjointement par les services des préfectures de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. (...)

Lire aussi :
 La piste du dégazage privilégiée alors qu’une nappe d’hydrocarbure de 35 kilomètres de long dérive vers la côte corse entre Aleria et Solenzara

(...) la vedette des Affaires maritimes Mimosa embarquant du personnel de la base navale d’Aspretto et le remorqueur Altagna de la société Erasme pour mener des opérations de lutte par chalutage arrivent sur zone ce samedi matin, comme es bâtiments de soutien et d’assistance affrété Pionnier et Jason, basés à Toulon avec des matériels spécifiques antipollution et du personnel spécialisé de la cellule antipollution de la base navale de Toulon. (...)

 

 Déjà en 2008 :
Pollutions sur l’île de Beauté...
La Corse, ses paysages encore sauvegardés, son soleil, sa montagne sauvage, ses plages de sable fin... J’aurais aimé rajouter ses eaux limpides dignes des plus clairs lagons... mais, non ! Les eaux de la Méditerranée sont de plus en plus polluées, souillées. De la plage, il suffit d’une petite brise pour voir arriver du large des tas de cochonneries dans les eaux de baignade. Morceaux de plastique, polystyrène, objets divers et avariés, serviettes hygiéniques... Pas très agréable pour les vacanciers qui barbotent, encore moins pour la faune et la flore... Cet été, la Corse a aussi été victime de pollutions dues à des dégazages intempestifs.

Une nappe d’hydrocarbures de 40 km de long sur une centaine de mètres de large a été repérée au large de Solenzara. La semaine précédente, une nappe de pollution avait pollué le golfe de Galeria, non loin de la réserve naturelle de Scandola.

Greenpeace, présent à Bonifacio, demandait fin juillet aux gouvernements français et italien la protection des bouches de Bonifacio qui sont situées entre la Corse et la Sardaigne, et par lesquelles 3 000 navires transitent chaque année. Je ne parle pas des 4x4 des touristes... La Corse est définitivement une vitrine possible pour la politique de protection de l’environnement. Les Corses sont très sensibles à la protection de leur patrimoine naturel. Mais pour cela, il va falloir que les touristes soient plus respectueux, ou plus incités à respecter cette merveilleuse île.

 En 2016 :

Dégazage en Méditerranée : le ferry Carthage condamné par la justice française
(...) La cour d’Appel a donc confirmé la condamnation de la compagnie tunisienne de navigation (CTN) du ferry, avec une amende du montant de 500 000 euros. En revanche, la condamnation a été modifiée pour le capitaine du bateau, reconnu coupable d’un rejet illicite de substance polluante en mer. Sur les 150 000 euros d’amende, la cour d’appel met à sa charge 50 000 euros et non plus 25 000. Le reste devra alors être réglé par son employeur. (...)

 En 2015
En Méditerranée, les douanes veillent aux dégazages illégaux
Les douanes françaises travaillent aussi en mer et pour l’environnement. En Méditerranée, une équipe surveille les dégazages illégaux et très polluants. Depuis un avion, un détecteur infrarouge permet d’obtenir de nombreuses informations sur les bateaux. Avec cette surveillance et des sanctions plus sévères, en dix ans les pollutions ont été divisées par dix.

 En 2014

Dégazages en mer : Un crime encore peu puni

(...) Y a-t-il beaucoup de dégazages illégaux ?

Oui, car les armateurs y voient un moyen d’économiser un trajet vers le port pour y nettoyer les cuves dans des installations adaptées. Un rapport du WWF datant de 2003 estimait que la pollution marine par hydrocarbures en Méditerranée provenant de dégazages et déballastages s’élevait à 1,5 million de tonnes par an, soit l’équivalent de vingt Prestige ou 75 Erika.
Quelles sanctions peuvent être prises contre les navires pratiquant des dégazages illégaux ?

Le rejet volontaire d’hydrocarbures en mer est passible d’une caution de 15 millions d’euros pour pouvoir reprendre la mer et d’une amende fixée par le juge au cas par cas. (...)

Pourquoi les navires échappent aux sanctions ?

Parce qu’il est parfois difficile d’identifier le navire qui a pratiqué le dégazage lorsque la nappe est constatée quelques heures après les faits. D’autre part, le manque de coordination entre les différents pays côtiers favorise parfois l’échappée des navires coupables.